Voici encore une fois la démonstration de la dégénérescence profonde des élites françaises et notamment des adultes. Vous avez ici l’utilisation de l’argument le plus stupide qui soit, celui de « puritanisme ». Ce mot n’a aucun sens ici car cela voudrait dire que le code pénal français est puritain. Il ne s’agit pas de juger de la qualité littéraire du livre ou de sa légalité pour le public adulte. Il s’agit de parler de l’obligation de lecture d’ un texte pornographique violent à des enfants de 13-14 ans ! Point.
Il faut déposer des plaintes au pénal et responsabiliser ces détraqués mentaux et ces pervers sexuels, totalement irresponsables qui mettent en danger nos enfants avec ce type de lectures. Ce n’est pas un débat intellectuel à avoir à travers des médias, le débat doit se faire à la barre, au tribunal. Il faut rappeler les articles de loi qui ont été piétinés et sévir.
Une bonne fois pour toutes, il s’agit également de respecter les parents et leurs choix et de ne rien leur imposer. Il est hors de question de se faire dicter la façon d’éduquer nos enfants par des pervers et des tordus.
À l’automne 2023, la direction d’un lycée privé breton interdisait à ses élèves juré·es du « Goncourt des lycéens » la lecture de l’intense et beau roman sur l’inceste de Neige Sinno Triste Tigre.
En cet automne 2024, l’association « Juristes pour l’enfance » saisit « la Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à l’enfance et à l’adolescence du Ministère de la Justice d’une demande de signalement au Ministère de l’Intérieur du livre Le Club des enfants perdus » : elle en dénonce « le contenu pornographique », elle y voit une incitation à la violence et aux drogues. L’association, d’obédience familialiste et traditionaliste, milite sur son site, entre autres, pour « l’éducation au contrôle des pulsions » à rebours d’une Éducation à la Vie Affective et Sexuelle dont de nombreuses associations pour l’enfance témoignent pourtant de l’urgente nécessité.
Le roman de Rebecca Lighieri a quant à lui été salué par la critique : un « roman poignant » sur la « famille dysfonctionnelle » et sur « le désespoir d’une jeunesse d’aujourd’hui, angoissée par la marche d’un monde sans pitié » (Les Inrocks) ; « Shakespeare et Lewis Carroll remixés avec le romantisme punk de Nirvana. » (Le Nouvel Obs). Des enseignant·es témoignent par ailleurs de contestations croissantes de parents quant au choix des œuvres données à lire à leurs enfants. De quoi susciter l’inquiétude de bien des professeur·es de français face à ces atteintes à leur liberté pédagogique, cette contestation de leur éthique professionnelle, cette remise en question de leur pouvoir d’accompagnement. De quoi inciter aussi à la vigilance et la résistance alors même que la « Manif pour tous » est désormais bien représentée au gouvernement et que des autodafés scolaires se répandent aux États-Unis : « selon une enquête publiée le lundi 23 septembre par Pen America, le nombre de cas de censures de livre dans les établissements publics américains aurait triplé en un an. » (Courrier international)
7 octobre 2024



























