C’est tout de même dingue de voir à quel point l’exécutif tergiverse et prend son temps lorsqu’il faut interdire un poison consommé par 65 millions de citoyens ! Il est prêt à ordonner le retrait de millions de boîtes de conserve si une bactérie est décelée à l’intérieur de l’une d’elles ; en revanche, on met 20 ans pour interdire la vente d’un oxyde métallique que certains psychopathes ont décidé de rendre comestible ! Le hic est que cette loi va interdire le dioxyde de titane – E171 – dans l’alimentation mais il restera largement utilisé dans les cosmétiques et les médicaments !

Rappelons que Monsieur Salim Laïbi avait dénoncé la dangerosité de ce produit utilisé comme additif alimentaire, il y a déjà plus de 10 ans, dans sa désormais célèbre vidéo de la tarte à la cerise (cf. ci-dessous). Il avait également fait la promotion du livre de feue Corinne Gouget concernant la dangerosité de ces additifs alimentaires et des auxiliaires technologiques. Il s’agit là d’un problème de santé publique très sérieux et aux graves répercussions, car ces nanoparticules ne manqueront pas de causer de gros dégâts dans le futur.



Le dioxyde de titane pourrait bientôt être interdit par principe de précaution.

Le gouvernement envisage d’interdire le très controversé dioxyde de titane contenu dans l’additif alimentaire E171 notamment sous forme nanoparticulaire, a appris franceinfo lundi 15 avril. Selon nos informations, cette interdiction prise par le ministère de l’Économie pourrait intervenir à partir du 1er janvier 2020.

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a rendu lundi un nouveau rapport. Dans ses conclusions, elle estime que tous les doutes sont permis car il est impossible d’affirmer que le dioxyde de titane est dangereux pour l’Homme. Impossible également de prouver le contraire. Cette incertitude a fait pencher la balance vers le principe de précaution et donc une interdiction définitive.

L’Anses a recensé 25 nouvelles études publiées depuis 2017 dont certaines ont fait état de « modification de mécanismes biologiques cellulaires chez la souris ou des anomalies du développement chez des invertébrés », provoqués par l’additif E171. Selon l’Anses, il faut donc « limiter l’exposition des travailleurs, des consommateurs et de l’environnement » à l’additif E171 en le remplaçant par « des produits dépourvus de nanomatériaux, sûrs et équivalents, en termes de fonction et d’efficacité ».

Des professionnels le bannissent déjà

La date du 1er janvier 2020 pour une interdiction laisserait un peu moins de neuf mois aux industriels pour trouver des alternatives au dioxyde de titane. Même si le délai peut être considéré comme court, la loi alimentation…


Photo d’illustration : le groupe américain Mars a annoncé en décembre un investissement de 70 millions d’euros dans son usine alsacienne, principalement pour supprimer le dioxyde de titane de ses produits « d’ici mi-2020 ». Cette usine, qui fabrique 90% de la production européenne de M&M’S, commencera à produire ce bonbon sans E171 mi-2019, a précisé le groupe. (PATRICK HERTZOG / AFP)

avatarSophie Auvigne

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