Le journaliste Frédéric Haziza à Paris le 14 mai 2013. (MARTIN BUREAU / AFP)

Il a fallu que la patronne de la chaîne parlementaire perde son poste pour que Monsieur Frédéric Haziza perde le sien. Bien sûr, les responsables actuels vous expliqueront que cette éviction n’a strictement rien à voir avec les accusations d’agression sexuelle envers une de ses consœurs journaliste qui a d’ailleurs quitté la chaîne en démissionnant, ce qui est un comble et une honte pour le service public ! Mais ne vous inquiétez pas, la caste médiatique parisienne va très vite lui trouver un point de chute, un poste de remplacement avec un très bon salaire sur une autre chaîne en attendant l’éclatement d’un autre scandale… Pour information, rappelons que c’est une femme, Marie-Ève Malouines, qui protégeait Monsieur Frédéric Haziza ! La vie est pleine de mystères…


Son nom ne figure pas sur les grilles de rentrée de LCP. Le journaliste Frédéric Haziza ne sera plus présent à l’antenne de la chaîne politique dès septembre, a annoncé Bertrand Delais, le patron de la chaîne, mardi 10 juillet. « C’est à cause de l’arrêt de son émission politique. A la place, nous lançons une émission commune avec Public Sénat », a précisé le responsable au Figaro.

« Pour ne pas donner l’impression que l’une des deux chaînes avait l’avantage sur l’autre, il a été décidé de ne pas choisir le présentateur parmi nos équipes respectives », a-t-il poursuivi. Le patron de LCP a précisé que cette décision « n’avait rien à voir avec le fait divers dont on a entendu parler cette année. »

Plainte pour agression sexuelle

En novembre, l’ancienne journaliste de LCP Astrid de Villaines avait déposé une plainte pour agression sexuelle à l’encontre du présentateur. Selon la plaignante, les faits se sont produits en novembre 2014 dans la rédaction et ont valu à l’époque un avertissement au présentateur, selon LCP.

Le journaliste a été suspendu de la chaîne après ce dépôt de plainte, puis a réintégré la rédaction en janvier. Cette décision a suscité la colère d’une partie de la rédaction, qui avait voté une motion de défiance à l’encontre des dirigeants de la chaîne, Marie-Eve Malouines et Eric Moniot. La direction avait justifié cette réintégration par le fait qu’une enquête interne avait conclu que, depuis la sanction reçue en 2014 (un avertissement), Frédéric Haziza n’avait pas eu de comportements inappropriés.