La France, jadis influente au Proche-Orient, tarde à reconnaître l’État palestinien. En effet, le lobby pro-israélien façonne la politique étrangère française depuis 3 bonnes décennies. Par exemple, des médias corrompus comme Le Point relayent les positions de Tel-Aviv. Ainsi, ils minimisent les critiques contre les actions israéliennes. De plus, des figures comme Botul défendent ardemment l’israël. Cependant, les accusations de crimes à Gaza suscitent l’indignation mondiale. D’ailleurs, la Cour internationale de justice enquête sur ces allégations. En outre, le lobby s’appuie sur le CRIF, aligné sur le Likoud, utilisant mot à mot sa rhétorique. Par conséquent, il influence les débats publics en France.
Tout d’abord, le lobby mobilise des réseaux médiatiques puissants. En effet, Franz-Olivier Giesbert publie des éditoriaux pro-israéliens dans Le Point. De surcroît, CNews amplifie ces discours via des chroniqueurs : Praud, Deval, Goldnadel, R. Khan, É. Lévy, Macé-Scaron… Ainsi, les voix pro-palestiniennes se retrouvent marginalisées, totalement invisibilisées. Cependant, cette rhétorique étouffe les discussions équilibrées. Par exemple, on associe souvent la critique de l’israël à l’antisémitisme. En revanche, des experts comme Pascal Boniface peinent à s’exprimer et sont diabolisés. D’ailleurs, des médias comme Le Figaro évitent les analyses critiques. Pourtant, le public commence à questionner cette partialité. En somme, le lobby maintient une emprise idéologique puissante, il terrorise tout le monde.
Des politiciens à la botte
Ensuite, le lobby s’appuie sur des réseaux politiques divers. En effet, des parlementaires d’amitié France-israël influencent les décisions. De plus, des macronistes comme Aurore Bergé soutiennent Tel-Aviv à 1000%. Ainsi, ils présentent l’entité sioniste comme un rempart contre le « terrorisme ». Bouuuh ! Cependant, cette position heurte les valeurs libérales proclamées. Par exemple, la répression des manifestations pro-palestiniennes choque piétinant l’état de droit démocratique. En outre, l’alignement sur l’UE dilue la voix française. Par conséquent, la diplomatie française perd son originalité. Néanmoins, la reconnaissance récente de la Palestine marque un tournant.
De surcroît, le lobby pro-israélien s’étend à des intellectuels influents. En effet, Frédéric Encel multiplie les interventions médiatiques pro-israéliennes. Par exemple, il intervient sur France Inter et BFM TV. Ainsi, il légitime les actions sionistes par des analyses pseudo universitaires. Cependant, ses omissions biaisent souvent le débat public. D’ailleurs, il évite de mentionner le rejet israélien d’un État palestinien. En revanche, des experts comme Alain Gresh restent encore une fois marginalisés médiatiquement. Pourtant, la société civile demande plus de transparence. En somme, le lobby maintient un contrôle narratif très puissant. Enfin, cette influence risque de nuire à la crédibilité française.
Par ailleurs, le lobby façonne une vision de la « guerre des civilisations ». En effet, Bernard-Henri Lévy lie le destin de l’entité génocidaire à l’Occident ce qui est un complet non sens. De plus, il relaie cette idée sur LCI et CNews très régulièrement puisqu’il a les clés des studios. Ainsi, il justifie les actions israéliennes comme un combat commun et vital. Cependant, cette rhétorique ignore les violations des droits humains. Par exemple, les bombardements et la famine à Gaza choquent l’opinion mondiale. D’ailleurs, Thomas Friedman craint que l’israël devienne une source de honte. En outre, le soutien occidental alimente des tensions régionales. Par conséquent, le lobby pro-israélien divise l’opinion française.
En conclusion la France doit rééquilibrer sa diplomatie pour rester crédible et ne pas se discréditer face au monde entier par sa complicité avec le génocide à Gaza. L’Histoire retient tout.
Alors qu’Israël a transformé Gaza en camp de concentration et poursuit l’annexion de la Cisjordanie, Paris vient d’annoncer, une nouvelle fois, sa reconnaissance de l’État de Palestine, désormais prévue en septembre prochain. Autrefois influente au Proche-Orient, la France deviendrait ainsi le 149e pays à franchir le pas. Ce retard doit beaucoup au rôle d’un puissant conglomérat politico-médiatique qui agit en faveur de Tel-Aviv.
Il y a presque dix ans, la victoire du Brexit puis celle de M. Donald Trump avaient incité des libéraux en déroute à recoder l’espace idéologique de façon suffisamment primitive pour que nul ne puisse se méprendre. D’un côté, les méchants « populistes » et « autoritaires » agrégeaient pêle-mêle MM. Trump, Vladimir Poutine, Xi Jinping, Viktor Orbán, Jair Bolsonaro, etc. De l’autre, les gentils « libéraux » et « progressistes » réunissaient des dirigeants comme Mmes Angela Merkel et Hillary Clinton, MM. Joseph Biden, Justin Trudeau et Emmanuel Macron.
Ce réagencement des clivages et des alliances au sein du monde occidental butait toutefois sur un obstacle : Israël. Démocrates ou autocrates, les gouvernements européens, et plus encore américains, se gardaient de sanctionner voire de critiquer trop vivement les agissements illégaux de ce pays et de ses gouvernants. Ami de M. Trump, coqueluche de M. Bolsonaro, célébré par le premier ministre hongrois, le premier ministre israélien ne cachait pourtant pas son hostilité à l’État de droit ; son inculpation en 2019 pour fraude, corruption et abus de confiance aurait disqualifié tout autre dirigeant « populiste », surtout s’il avait été de gauche.
Pendant que les gouvernements libéraux français, allemand, britannique, etc., épargnaient M. Benyamin Netanyahou, lui courtisait l’extrême droite européenne et confortait le caractère ethnonational de son État. Mais chacun ou presque regardait ailleurs. La plupart des démocraties libérales, leur presse et leurs intellectuels de service « oubliaient » d’inclure le chef du Likoud dans l’« internationale réactionnaire » qu’ils prétendaient combattre.
Une petite décennie plus tard, nul ne peut plus plaider la négligence : la politique israélienne tient lieu d’éléphant dans le couloir des normes internationales. M. Netanyahou, qui gouverne en coalition avec des suprémacistes n’ayant rien à envier au Ku Klux Klan américain d’antan, a envahi le Liban et la Syrie, bombardé l’Iran et le Yémen, rasé (…)



























