maroc-dgsi


Encore une fois, des services de renseignements étrangers avertissent les autorités françaises 4 jours à l’avance, sans que cela serve à quoi que ce soit, pratiquement pour rien. Les failles sont nombreuses, les ratés multiplies, les boulettes enchaînées ; pourtant, aucune sanction ne tombera comme toujours.


Le 22 juillet dernier, soit quatre jours avant que deux hommes ne s’introduisent à l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, les services de renseignements marocains avaient prévenu les autorités françaises de l’imminence d’une attaque.

La révélation a été faite hier par le magazine Marianne qui explique que les services de renseignements marocains avaient prévenu la France d’une « menace imminente » en fournissant la photo de l’un des suspects, en l’occurrence Abdel Malik Petitjean.

« L’individu dont la photographie figure ci-dessous serait prêt à participer à un attentat sur le territoire national. Il serait déjà présent en France et pourrait agir seul ou avec d’autres individus. La date, la cible et le modus operandi sont pour l’heure inconnus. Des investigations sont en cours en vue de l’identifier et de le localiser… », lit-on sur la note diffusée à tous les services de police par l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste.

Malgré la mobilisation totale des services anti-terroristes français, ils n’ont pas pu empêcher les deux individus de pénétrer dans une église et d’assassiner Jacques Hamel, le prêtre auxiliaire à Saint-Etienne-du-Rouvray et de blesser grièvement une autre personne.

Ce n’est pas la première fois que les services de renseignements marocains alertent les services français. En novembre dernier, c’est le Maroc qui avait fourni la localisation de Abdelhamid Abaaoud, l’un des terroristes du Stade de France.