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ILLUSTRATION. Les forces de l’ordre ont trouvé le fugitif dans une pièce fermée de la maison familiale, soi-disant en travaux.

Voici un exemple typique qui démontre qu’être le responsable d’une mosquée, être un imam… ne protège pas du tout des turpitudes surtout dans la société moderne décadente et en cette période de fin de cycle. D’autant que le titre de hajj ou de responsable de mosquée peut permettre justement de camoufler des activités criminelles.


Proxénète et directeur de mosquée, Abdeslam Bahiad, en fuite pendant quatre ans, était revenu à Orange se faire soigner. Il a été arrêté.

L’ex-responsable d’une mosquée d’Orange (Vaucluse) a été intercepté jeudi matin à son domicile, selon La Provence. Abdeslam Bahiad, 63 ans, l’ancien directeur de la mosquée orangeoise « Lumière de Dieu », condamné en avril 2014 à six ans de prison ferme pour proxénétisme aggravé, avait pris la fuite pendant son procès. Il n’avait pas assisté aux audiences pour cause de malaise. Ses fils et une passeuse avaient été condamnés : contre monnaie trébuchante et contre la promesse de papiers, ils faisaient venir à Orange des jeunes clandestines du Maroc, forcées de se prostituer en France pour payer leur dette.

Un mandat d’arrêt européen et un mandat d’arrêt international avaient été émis à son encontre. Sans mener à son arrestation.

C’est finalement à Orange que la brigade de sûreté urbaine l’a cueilli, sans doute à la faveur d’un renseignement. Abdeslam Bahiad était revenu à son ancien domicile familial depuis le début de la semaine, rue Jean-Jacques-Rousseau. Les policiers l’ont trouvé jeudi matin dans une pièce fermée, que les propriétaires disaient en travaux.

Ces quatre années de cavale, Abdeslam Bahiad les aurait passées au Maroc, son pays d’origine, près de la ville impériale de Meknès. Bahiad est rentré en France pour se faire soigner, à l’hôpital de la Timone à Marseille. Au lieu de quoi, sur décision du parquet de Carpentras, il a été incarcéré à la maison d’arrêt du Pontet pour y purger sa peine.

De la famille Bahiad, Abdeslam sera le seul en prison. Au procès, trois de ses fils, Omar, Niki et Abdelghafour, avaient été condamnés à deux et trois ans de prison. Eux ont purgé leur peine.

En fin de matinée, le maire d’Orange, Jacques Bompard, s’est réjoui de cette arrestation sur Twitter : « Abdeslam Bahiad est enfin derrière les barreaux, […] il était revenu tranquillement à Orange pour se faire soigner » assorti de l’expression-clef « balance ton porc »…