Chroniques-Dortiguier


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Le souffle de la Discorde


Dans une petite ville près des Pyrénées, de quelques dizaines de milliers d’âmes, un Marocain  ouvrier sexagénaire devenu citoyen français, ce qui était par ailleurs le motif de nos expéditions coloniales, et recruté, il y a plus de trente ans, avec ceux de son village, pour travailler dans un atelier de céramique, habitant la commune, propriétaire, a lu sur les deux vitres de sa voiture « sale Arabe », ce qui ne soulève pas localement de protestation, car toutes les ethnies ne sont point égales devant la persécution ! C’est un point que la législation maçonnique n’a pas suffisamment éclairé, elle qui aime à se présenter comme un Lucifer chassant les Ténèbres dont le voile islamique serait la traîne !

Jamais ; au demeurant, pareille action ne s’était produite sur ce territoire que domine le Parti des Radicaux de gauche et autres organisations qui picorent dans le poulailler démocratique ! Ce simple incident est symptomatique de l’effervescence de la campagne anti-Arabe et de désislamisation furieusement entreprise par les média mainstream et les enfants du Socrate sioniste BHL. À le dire brièvement nous sommes retournés aux vraies heures les plus sombres de notre histoire, celles des Guerres Maghrébines succédant aux cruautés indochinoises ! Et nous assistons sur la toile à une prolifération d’injures qui doivent sociologiquement être tenues pour des préparations mentales et massives, par quelque instinct de foule, à des affrontements sanglants, au bénéfice de qui ?
Les derniers assassinats parisiens ou bruxellois commis, ainsi que le rapporte exactement, le député au franc parler, Louis, animateur du mouvement Debout les Belges, par des repris de justice ou des cabaretiers que l’on présente convertis à la grâce de la lutte contre les infidèles, comme dans un scénario hollywoodien, quand ils ne sont pas accompagnés par des professionnels décrits par des témoins visuels nombreux, comme des blancos, pour reprendre le sens pictural en politique du Premier ministre, sont la première phase d’une opération calculée. Il ne s’agit pas, précisons-le, d’un complot, mais de la conduite persévérante d’une politique visant à opposer le monde arabe et oriental à l’Europe réelle, puis à les briser après un affrontement populaire, une guerre intestine, larvée, appuyée sur des stocks d’armes connus, mais intouchables. Raison d’État, oui, mais de quel État ? Le seul complot possible serait celui unissant les bonnes volontés pour entraver la marche fatale des choses.

Fermons les oreilles et ouvrons l’esprit à la réflexion : Cui bono ? À qui profite, redisons-le, ce crime ?


 La préparation idéologique aux affrontements, qu’accompagnerait l’enragement causé par la crise financière d’un pays dont tant d’élites envoient leurs trésors se délasser aux îles Vierges, comme le rapporte cyniquement la presse, se fait selon trois directions : d’abord la crainte suscitée par l’Islam dans un pays déchristianisé et rendu par l’école républicaine française – différente de ses consœurs européennes – , qui s’efforce depuis plus d’un siècle, à mépriser toute spiritualité qui n’ait pas d’habit commercial ou de profit en vue, comme l’a été la psychanalyse menteuse dénoncée par le psychologue clinicien Jacques Bénesteau dans ses « Mensonges freudiens, histoire d’une désinformation séculaire » parus en 2002, en Belgique aux éditions Mardaga (400 pages, ISBN-2-87009-814-6), à cause de la censure coutumière à la France freudophile  etc. Il faut bien relever que l’Islam est attaqué comme religion, dans son ensemble et non point sur tel point particulier relevant de la théologie ou du droit. Il est, assure-t-on, totalitaire. Il y a aussi un entraînement à désigner une puissance ennemie proche, présentée comme l’alliée ou la patronne d’un État ou d’un nationalisme arabe incarné par la Syrie, la Russie ; non que celle- ci ne joue pas dans la cour des Grands, mais l’horizon ne doit jamais être dégagé pour ceux qui veulent souffler le vent de la Discorde, et en dernier lieu, last but not least, une lutte de classe ravivée par l’imminence de la crise financière.
Quelle proie offrir de mieux que les anciens et nouveaux immigrés à une classe moyenne que, hier, les auteurs communistes, dont le fortuné Berthold Brecht qui passa la seconde guerre mondiale planqué à Hollywood avant de devenir le fétiche de la culture marxiste niveleuse, accusaient d’être le terreau du fascisme ; et ce même reproche sera appliqué aux Musulmans et nous en voyons la preuve dans l’effort, sur la toile, essentiellement US, dont celui de la publiciste et se définissant, est-ce de la Schutzpah, comme catholique sédévacantiste Ann Bernhart, attribuant, par exemple, toutes les déviations mentales ou sexuelles à la religion, et brûlant l’exemplaire du noble Coran, dans son laboratoire !
Ce travail de fond prend deux ou trois ans à déteindre sur des générations incultes, et rendues telles par les efforts de nos administrations ! Le nouvel anti-fascisme, prélude à un massacre impitoyable, est arrivé… d’outre-atlantique où la population musulmane est très faible. C’est un article d’exportation et déjà nos vendeurs se précipitent pour nous les débiter ! Fermons les oreilles et ouvrons l’esprit à la réflexion : Cui bono ? À qui profite, redisons-le, ce crime ?