Voici une information qui va faire très mal aux plus précaires mais à écouter les médias, il n’y a que l’islamo-gauchisme qui compte et qui menace la France…


Les « permittents », ces personnes qui alternent contrats précaires et chômage, sont ceux qui vont le plus perdre avec la réforme de l’assurance-chômage, d’après des simulations réalisées par l’Unédic.

On savait que la réforme de l’assurance chômage allait avoir de lourdes conséquences pour une partie des demandeurs d’emplois. On sait désormais à quel point. De nouvelles simulations ont été réalisées par l’Unédic à la demande des organisations syndicales, afin de tenir compte de la décision du Conseil d’État du 25 novembre 2020, et surtout des annonces de la ministre du Travail Elisabeth Borne devant les partenaires sociaux, le 2 mars dernier.

Ces simulations, que « l’Obs » a pu consulter, prennent en considération la réforme du salaire journalier de référence (SJR). Elles tiennent compte également du dispositif de « plancher », imaginé pour atténuer les effets les plus dévastateurs de la réforme, et qui garantit que la baisse de l’allocation ne dépassera pas 43 % par rapport à aujourd’hui (c’est ce scénario qui devrait être retenu par l’État, sous réserve du contenu exact du décret, qui n’est pas encore publié).

Trois cas

Conformément aux objectifs affichés par le gouvernement, les grands perdants de la réforme sont ceux que l’on appelle les « permittents », c’est-à-dire les personnes qui travaillent par intermitence, alternant des contrats précaires (CDD, intérim…) avec des périodes de chômage. L’étude distingue trois catégories de « permittents », représentant plus d’un tiers des chômeurs français.

  • Les allocataires dont le rythme de travail est compris entre 25 et 49 % du temps, et qui perçoivent aujourd’hui un complément de revenu de 890 euros en moyenne, verront leur alloc… […]

Photo d’illustration : L’agence Pole emploi de Chateau-Gombert à Marseille, le 14 décembre 2020 (NICOLAS TUCAT / AFP)

Baptiste Legrand

12 mars 2021