point-bidonnage-polygamieNous allons traiter dans cette rubrique des fake news de l’hebdomadaire Le Point, une série de bidonnages et de faux articles qui ont été publiés par cet organe de presse. Il a été parfois condamné par la justice, d’autre fois juste dénoncé, vous pourrez les apprécier à leur juste valeur. Très curieusement, ces bidonnages concernent régulièrement l’islam et ont pour objet de salir et diffamer les musulmans (souvenez-vous du dernier reportage de France 2 réalisé par David Pujadas concernant le fameux bar PMU islamiste (sic) de Sevran !). Vous verrez, c’est assez impressionnant, les diffamations et mensonges condamnés par la justice sont facilement accessibles sur le Net, il suffit de cliquer. Certes le journaliste Jean-Michel Décugis, habitué des plateaux télé, s’est excusé platement mais le mal est fait. Comment est-il possible de réaliser une telle enquête sans se déplacer et interroger soi-même les témoins et intervenants ?! Le journaliste crie au coup monté ! Oui certainement, c’est le but recherché par Abdel. Sauf que s’il avait fait correctement son travail, Abdel n’aurait jamais pu réussir cette magistrale humiliation.

Ainsi, quand des journaleux de ce torchon sous perfusion d’État viennent nous faire des leçons de morale concernant les fake news, on ne peut que ricaner.


Le numéro de l’hebdomadaire Le Point du jeudi 30 septembre promet de briser les tabous et de tout dire sur l’immigration, les allocations, les Roms etc. Un super dossier sur « ce que l’on n’ose pas dire » dans lequel on trouve un article intitulé : « Témoignage : rencontre à Montfermeil avec des familles polygames ».

Jean-Michel Décugis, enquêteur sérieux, fait le portrait de Bintou, une Malienne de 32 ans, troisième épouse d’un Français d’origine malienne. Il la décrit comme une « jeune femme au joli visage légèrement scarifié de chaque côté des yeux ». Le lieu : « Cité des Bosquets, à Montfermeil (Seine-Saine-Denis), bâtiment 5. Dans le F4, au troisième étage, s’entassent une douzaine d’enfants et deux femmes qui partagent le même mari, un Malien d’une soixantaine d’années. A l’étage au-dessous vit la plus âgée des épouses, avec quatre enfants. » Bintou raconte son inquiétude pour ses enfants – « A l’école, ça va pas, et maintenant, il fait des bêtises. Des fois, il veut me donner de l’argent, je sais que ça a été volé » -, sa volonté de partir (mais comment ?).

Bintou s’appelle en réalité Abdel et travaille avec des journalistes Bintou n’existe pas, le journaliste du Point ne l’a pas rencontrée. Il lui a seulement parlé au téléphone. De l’autre côté du fil, c’était Abdel, « fixeur » (assistant de journaliste, défricheur) originaire de Clichy-sous-Bois, qui a parlé au reporter en prenant une voix haut perchée et un sacré accent. Interrogé par Arrêt sur Images, le jeune homme explique sa démarche : « Dans mon entourage, nous sommes plusieurs à être outrés de la façon dont on parle de Clichy-sous-Bois dans les médias. On n’entend que les histoires de voitures volées, et que l’on soit en Bretagne, dans le sud de la France ou n’importe où ailleurs, quand on pense à Clichy, on pense à la violence. Les médias nous ont mis une étiquette sur le dos. »