Voici encore une fois la preuve de la totale dégénérescence de la société occidentale et les conséquences concrètes de sa politique judiciaire concernant les prédateurs pédophiles. Maintenant que les peines capitale et d’emprisonnement à perpétuité n’existent plus depuis quelques décennies, on se retrouve avec des prédateurs qui ont tué, après les avoir violés, plusieurs enfants, libérés de prison pour se retrouver à hanter nos rues, à la sortie des écoles. C’est tout simplement ahurissant de bêtise et totalement suicidaire. Nous pouvons d’ailleurs être certains que si un référendum populaire est organisé à propos de la peine de mort devant frapper des violeurs et assassins d’enfants, le résultat sera garanti d’avance.


Il y a vingt ans, le pédophile Marc Dutroux a torturé et assassiné quatre jeunes filles.

Pour obtenir sa libération conditionnelle, il a écrit une lettre d’excuses aux familles.

France 3 a recueilli le témoignage de colère et dégoût de deux pères de victimes. Relever le courrier est devenu pesant, pour Gino Russo. Le père de Melissa, victime de Marc Dutroux, sait qu’il va recevoir sous peu la « lettre d’apaisement » du tortionnaire de sa fille. Vingt-deux ans après avoir enlevé, violé, séquestré et laissé mourir deux fillettes et deux adolescentes, le criminel le plus haï de Belgique a écrit aux familles des victimes, dans le cadre de sa demande de libération conditionnelle.

Un pardon inconcevable

En 1996, la Belgique avait découvert, horrifiée, le visage de Marc Dutroux. En fouillant les jardins de ses différents domiciles, les enquêteurs avaient déterré les dépouilles de Julie, Mélissa, An et Eefje. C’est dans des caves spécialement aménagées par Dutroux que les jeunes filles étaient séquestrées, violées, et mortes de faim. Seules deux d’entre elles étaient sorties vivantes de cet enfer, Laëtitia et Sabine, toutes deux âgées de 12 ans. Les ratés de la police, les carences de la justice : l’affaire Dutroux a fait vaciller la Belgique. La justice a finalement condamné Marc Dutroux à la perpétuité. Une peine commuée en trente ans de réclusion criminelle.

Pour Jean-Denis Lejeune, la lettre d’excuses de Marc Dutroux est l’épreuve de trop. Le père de Julie voudrait qu’on le laisse en paix. Il voit dans cette lettre une forme de « torture morale ». Il a appris l’existence de ce courrier le 23 août, date anniversaire des obsèques de sa fille.

C’est l’avocat de Marc Dutroux qui a rédigé la lettre d’excuses, ensuite corrigée et validée par son client. Une demande de pardon, mais aussi une stratégie pour demander sa libération conditionnelle. Pour sortir de prison, la Belgique exige en effet la repentance. Mais pour les familles de victimes, pardonner est inconcevable, tout comme imaginer un jour Marc Dutroux en liberté.


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