Action très intéressante à l’instar de celle réalisée sur le site de production de Louis Vuitton, sachant que ces multinationales refusent de payer les taxes malgré des profits extraordinairement élevés contrairement aux petits salariés pressurisés et traités comme des vaches à lait. Ce genre de manifestation leur fera une très mauvaise publicité et les obligera à changer de comportement surtout si la pression monte. Après quelques distributeurs automatiques de billets brûlés, les banques ont vite proposé de revoir à la baisse leurs tarifs…


Nouvelle action ce lundi matin des Gilets jaunes.

Un groupe d’une trentaine de manifestants de « Carcassonne se réveille » s’est rassemblé dès 5 heures pour bloquer l’accès de l’usine Monsanto de Trèbes aux camions. En début de matinée, une vingtaine de poids-lourds avaient ainsi dû faire demi-tour.

Le personnel du site a toutefois pu gagner les postes de travail. « Nous ne voulons pas embêter les particuliers mais la société », précise Fabienne, mère de famille sans emploi. Elle indique par ailleurs qu’il s’agit « d’une action anticapitaliste et écologique ». Et pour les membres de ce groupe, Monsanto serait « un des pires acteurs de l’agonie de cette planète ».

Le groupe, qui visiblement attend peu de l’intervention du Président de la République, réclame toujours « la démission d’Emmanuel Macron ».

« Nous voulons une meilleure justice sociale. Macron ne pense qu’aux riches », résume Fabienne, remontée que «10 % de la population française concentre 90 % des richesses. C’est comme si nous avions dix pommes, et que nous en donnions 9 à un seul enfant, et la 10e serait partagée par les neuf autres enfants ».

Ce lundi matin, les membres du groupe indiquaient leur intention de rester sur ce site « pour la semaine ». Et la plupart étaient prêts « à passer Noël en gilet jaune ».

À noter que les opérations « péages gratuits » se poursuivaient ce lundi sur les deux accès autoroutiers.


Illustration : Depuis hier matin, un groupe de manifestants bloque l’accès de l’usine aux camions./ Photo C.B.


La Dépêche