Voici une très mauvaise nouvelle puisqu’on apprend qu’une hausse importante des prix de l’alimentaire qui pourrait aller jusqu’à 10 % commencera à partir du 1er février 2019 ! On vous expliquera que c’est pour le bien des agriculteurs sauf que, comme toujours, c’est la grande distribution qui sortira gagnante ! Quelle idée d’imposer cette augmentation en pleine révolte des #GiletsJaunes !!!


La hausse des prix dans l’alimentation, qui entre en vigueur ce vendredi 1er février, s’établit à 6,3% en moyenne.

Nous vous expliquons pourquoi et quels sont les produits concernés.

Voici quelques explications pour bien comprendre d’où provient la hausse de prix de 6,3% en moyenne sur cette sélection de 24 produits dits de « grandes marques ».

Seuil de revente à perte.

À partir du 1er février, la loi Alimentation relève le « seuil de revente à perte » de 10%. De quoi s’agit-il ? Le « SRP » est le prix en dessous duquel un distributeur ne peut revendre un produit, sous peine de sanctions. Il est calculé en tenant compte de ce que coûte réellement l’achat au distributeur : prix indiqué sur la facture, coût de transport, taxes… Si ce SRP est relevé de 10%, cela signifie qu’un distributeur qui achète un produit 100 doit le revendre aux clients au moins à 110.

La fin des superpromos.

La loi interdit aussi les promotions supérieures à 34% sur un produit. En clair : les opérations « 1 produit acheté = 1 produit offert », équivalant de facto à une remise de 50%, ne seront plus autorisées. De plus, seuls 25% des volumes de produits peuvent faire l’objet d’une promotion.

Combien de produits concernés ?

Globalement, dans un hypermarché, sur un catalogue de 25 000 références, quelque 1 000 produits verraient leurs tarifs augmenter. Dans un supermarché, sur 13 000 références, 500 à 600 produits seraient impactés, avec une hausse moyenne de 5 à 6%.

Les produits concernés sont l’épicerie sucrée et salée, les boissons alcoolisées et non alcoolisées, le « frais en libre-service » (pizza, fromage, etc.) et les aliments pour animaux.

Certains produits subissent de très fortes hausses : ce sont ceux dont les prix étaient auparavant au plancher, du fait d’une intense bataille commerciale entre les enseignes. De fait, ce sont des produits dont les consommateurs connaissaient souvent le prix exact, car ils en achètent régulièrement, voire à chaque fois qu’ils font leurs courses (Evian, petits pois-carottes, Danette, yaourts nature, etc.) Pour ces produits-là, les hausses seront fortes. Ainsi, un litre de Ricard passera de 18,75 à 20,61 euros, soit + 9,9%. Le lait Guigoz pour nourrissons sera à + 8,1%, l’huile Isio Lesieur à + 6,7%, la boîte de Chocapic à + 9,3%. Et ce ne sont que quelques exemples.


Boris Cassel, Séverine Cazes et Odile Plichon – Le Parisien