A woman walks in Myeongdong shopping district in Seoul, South Korea, March 31, 2016. REUTERS/Kim Hong-Ji - GF10000366757
Kim Hong-Ji/REUTERS

C’est certainement un poisson d’avril, ou de janvier, de toute façon ça ne peut être possible, car tout simplement fou. Une société qui permet une telle ânerie mériterait de disparaître de la surface de la terre…


La banque sud-coréenne de dépôts Saemaul ne souhaite pas que ses employées se marient.

Cet établissement les oblige, par contrat, à démissionner en cas de mariage. Conséquence de ce type de contrainte : le taux de natalité dans ce pays est très faible.

À moins de trois semaines des Jeux olympiques d’hiver de PyeongChang, la Corée du sud défraye la chronique sur un terrain très inattendu: celui de la condition féminine dans l’entreprise. France Info a ainsi révélé vendredi qu’une banque de dépôts sud-coréenne, Saemaul, observait pour ses employées une politique plutôt discriminante: à l’embauche, elle les obligerait à s’engager par écrit à démissionner en cas de mariage. Certaines jeunes femmes auraient été tout simplement invitées à quitter l’entreprise après avoir annoncé à leur patron qu’elles souhaitaient passer devant Monsieur le Maire.

Bien entendu, ce sont les absences liées aux naissances qui agacent les responsables des entreprises. Ainsi, le correspondant de la radio française en Corée révèle qu’une crèche a été accusée de faire pression sur ses employées afin qu’elles ne soient pas enceintes en même temps, «afin de ne pas parasiter les emplois du temps».

Faciliter la tâche des femmes

Tout aussi scabreux, une enquête publiée voici 4 ans révélait que 17% des infirmières assuraient que leur hiérarchie les obligeait à attendre leur tour pour procréer. D’autres refusent la maternité pour faire carrière. Cette démarche provoque un taux de natalité de seulement 1,2 enfant par femme.

Et leur carrière pâtît des préjugés. Une étude de l’OCDE révèle que c’est en Corée du sud que les femmes souffrent le plus de l’effet du «plafond de verre» qui limite leur accès aux plus hautes responsabilités dans les entreprises. Pourtant elles sont particulièrement éduquées puisque 80% des 25-35 ans disposent d’un diplôme de l’enseignement supérieur contre 72 % seulement chez les hommes. Concrètement, une femme sur trois seulement reprend le travail après un accouchement, car le poids social est tel en Corée du Sud qu’il est très difficile pour elles de mener de front leur métier et les lourdes charges qui leur incombent dans leur foyer.

Pour tenter d’inverser cette tendance, certaines grandes entreprises ont décidé de faciliter la tâche des femmes en créant des crèches ou en garantissant des salaires identiques pendant les congés maternité, dont la […]


 – Le Figaro