Voici une nouvelle dérive de l’exécutif politique français concernant la liberté d’expression et de réflexion puisqu’un député français a décidé de criminaliser l’antisionisme en le confondant avec l’antisémitisme. En dehors de toute polémique politique, une telle résolution démontre que nous vivons dans une société de plus en plus proche des délires soviétiques et qui veut empêcher et interdire tout débat concernant des sujets que la Doxa décrète interdits ! Ces gens n’ont à la bouche que les mots « liberté » et « droits de l’homme » mais dans les actes ils ne font que réprimer et imposer aux autres leur manière de voir le monde. À tel point que le lobby sioniste français est puissant, car il ne s’agit ici que d’un moyen supplémentaire pour soutenir les intérêts de Tel-Aviv et rien d’autre.

Pour finir, comment expliquer aux partisans d’une telle loi aussi stupide, que recourir à une telle stratégie ne sert strictement à rien et que l’on n’a jamais vu rien de tel fonctionner dans l’histoire de l’Humanité. Lorsque l’être humain se considère opprimé, lorsqu’il décide de se lever et de combattre pour la liberté, absolument rien ne peut l’en empêcher et encore moins l’arrêter même pas un porte-avions où une centaine de bombardiers B52 ; que dire d’une loi ! Cette proposition de loi est tellement ridicule et contre-productive qu’elle en devient même dangereuse et a poussé 127 universitaires juifs à s’opposer à une telle initiative.


Cette résolution, sans valeur contraignante, doit être débattue le 3 décembre à l’Assemblée nationale. Elle prévoit notamment d’élargir la définition de l’antisémitisme à l’antisionisme.

« Cet amalgame est fondamentalement faux. » Un collectif de 127 intellectuels juifs appelle l’Assemblée nationale à s’opposer à une proposition de résolution pour lutter contre de « nouvelles formes » d’antisémitisme. Sans valeur contraignante, la résolution a été proposée par le député LREM de Paris Sylvain Maillard et doit être examinée mardi 3 décembre. Le texte suscite de nombreuses critiques, y compris dans la majorité.

Il suggère de reprendre la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (Ihra), validée par plusieurs pays et appuyée par Emmanuel Macron en février devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Le président de la République avait alors affirmé vouloir élargir la définition de l’antisémitisme à l’antisionisme.

Une définition « hautement problématique »

Dans une tribune publiée dans Le Monde (lien réservé aux abonnés), le collectif d’intellectuels estime que la résolution « assimile (…) l’antisionisme à l’antisémitisme ». Or « pour les nombreux juifs se considérant antisionistes, cet amalgame est profondément injurieux », affirme le collectif. « De nombreuses victimes de l’Holocauste étaient antisionistes (…) Environ 20% de la population d’Israël sont des citoyens palestiniens, dont la plupart sont musulmans ou chrétiens. La désignation choisie occulte et nie leur existence », rappelle-t-il.

Pour les Palestiniens, le sionisme représente la dépossession, le déplacement, l’occupation et les inégalités structurelles. (…)


Photo d’illustration : des personnes juives à la synagogue de Mulhouse (Haut-Rhin), le 28 mars 2018. (MAXPPP)

avatarfranceinfo / AFP


France Télévisions
2 décembre 2019