Décidément, on n’arrivera jamais à comprendre cette volonté ni l’objectif de ces gens qui osent profaner des tombes en attendant lâchement la tombée de la nuit. Par contre, il est intéressant de constater que cet acte a bel et bien été réalisé par des nazis, adeptes de la croix gammée. En d’autres termes, alors que le lobby sioniste français passe son temps à tisser des alliances avec l’extrême droite fasciste afin de taper à bras raccourcis et à longueur de journées sur l’islam et les musulmans, force est de constater que les pires ennemis des juifs sont bien les nazis. L’Histoire s’en souviendra.


Depuis plusieurs mois, l’Alsace est confrontée à une multiplication de graffitis à caractère antisémite ou raciste. 

Franceinfo fait le point sur ces nouvelles profanations qui s’inscrivent dans une longue série.

Consternation à Westhoffen. Dans le cimetière de la commune du Bas-Rhin, 107 tombes juives ont été profanées, mardi 3 décembre, recouvertes de tags représentant des croix gammées. « Nous ferons en sorte que les auteurs soient condamnés », a assuré le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, mercredi, lors d’une visite sur place.

Depuis plusieurs mois, l’Alsace est confrontée à une multiplication de graffitis à caractère antisémite ou raciste. Où en est l’enquête sur cette dernière affaire ? Quelles sont les pistes ? Quelles ont été les réactions ? Franceinfo fait le point sur ces nouvelles profanations qui s’inscrivent dans une longue série.

Que s’est-il passé ? 

Mardi 3 décembre, des inscriptions antisémites et des croix gammées ont été découvertes sur une centaine de tombes. Au total, 107 pierres tombales ont été profanées à l’aide de bombes de peinture dans ce cimetière, qui en compte 700 au total. Le nombre « 14 », considéré comme un symbole suprémaciste blanc, a par ailleurs été retrouvé sur l’une des tombes, a précisé la préfecture.

Le lieu abrite les sépultures de la famille de Jean-Louis Debré, l’ex-président du Conseil constitutionnel. Les tombes de membres des familles de Karl Marx ou de l’ancien président du Conseil socialiste Léon Blum s’y trouvent aussi.

Plus tôt, d’autres tags antisémites avaient été observés dans une commune voisine. Pierre Geist, le maire de Westhoffen, a dit son écœurement : « Ce cimetière est là depuis des siècles. Il ne s’est jamais rien passé et aujourd’hui, on le profane avec des croix gammées. C’est honteux, c’est lamentable. »



Où en est l’enquête ? 

Quelques heures après la découverte des tombes profanées, une enquête préliminaire a été ouverte, a indiqué le parquet de Saverne (Bas-Rhin). Les investigations ont été confiées à une cellule spécialisée de la gendarmerie, a précisé le parquet de cette ville au nord-ouest de Strasbourg, dont dépend judiciairement Westhoffen. De leur côté, les gendarmes ont lancé un appel à témoignages.



Pour le moment, l’enquête n’en est qu’à son commencement. Fait étrange, Westhoffen a été évoqué à deux reprises, à plusieurs jours d’intervalle, dans d’autres tags antisémites dans une autre commune du Bas-Rhin. Ce sont d’ailleurs des tags trouvés mardi matin à Schaffhouse-sur-Zorn, selon la préfecture, qui ont conduit les gendarmes à se rendre à Westhoffen, où ils ont découvert la profanation.

Selon le parquet, cette profanation s’inscrit dans un « phénomène sériel », avec plusieurs actes similaires perpétrés les semaines précédentes dans des villages du secteur. Des croix gammées et inscriptions hostiles aux réfugiés ont été signalées à Reutenbourg il y a deux semaines. Le 26 novembre, d’autres tags antisémites avaient été découverts sur les murs de la mairie-école de Rohr, à une quinzaine de kilomètres de Westhoffen.

Ces profanations rappellent aussi d’autres faits : les tags retrouvés sur les mairies de Thal-Marmoutier et Haegen en juillet 2018, sur la maison du maire de Brumath en…


Photo d’illustration : plusieurs tombes profanées dans le cimetière de Westhoffen (Bas-Rhin), le 3 décembre 2019.  (PATRICK HERTZOG / AFP)