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Tribunal pénal de Rome. Encore un autre scandale gigantesque de corruption politique de très haut niveau et qui dure depuis des décennies ! La corruption et l’usure sont les pires maux qui puissent atteindre une société. Il faut bien comprendre qu’en France c’est exactement pareil sauf que la mafia prend un autre nom, la franc-maçonnerie ! Historiquement, aucune n’a survécu à ce fléau car le retour à un état de normalité est impossible, trop tard. La disparition des pages de l’Histoire est le lot des communautés humaines ayant laissé le démon gérer leurs affaires.


(RV) En Italie, un vaste réseau criminel mis à nu désormais devant la justice. Rome accueille depuis jeudi 5 novembre 2015 un maxi-procès dans lequel s’entremêlent corruption, crime organisé, politiciens de tout bord, entrepreneurs véreux et malfaiteurs. L’affaire baptisée « Mafia Capitale » a éclaté fin 2014, lorsqu’une vague d’arrestations démontrait à quel point la municipalité de la Ville Éternelle était gangrénée par le crime.

Sur le banc des accusés, 46 personnes. Une soixantaine d’avocats, quelques 130 audiences prévues d’ici juillet 2016, des milliers d’écoutes téléphoniques et des centaines de documents composent l’un des procès les plus importants pour corruption depuis les grands procès lancés après les enquêtes « Mains propres » du début des années 90.

Les marchés publics de la capitale italienne ont été truqués ; ramassage des déchets, entretien des espaces verts, accueil des réfugiés sont les secteurs les plus touchés. Le vaste réseau criminel fonctionnait à coup de pots-de-vin, salaires mensuels, achats de maisons, le tout en échange de faveurs, notamment dans l’attribution d’appels d’offre et de travaux en tout genre.

L’affaire a éclaté en décembre 2014. 37 personnes sont alors arrêtées, dont le chef présumé du réseau, Massimo Carminati, un ex-militant fasciste de 57 ans, borgne, affilié au grand banditisme, connu pour ses méthodes violentes et aujourd’hui en prison.

Les responsables politiques romains mis en cause sont assignés à résidence. Des politiciens de premier plan sont aussi visés par l’enquête, comme l’ex-maire de Rome de droite, Gianni Alemanno. Des élus du parti de l’ancien président du Conseil, Silvio Berlusconi, mais aussi du Parti Démocrate, au pouvoir, la formation de Matteo Renzi, l’actuel chef du gouvernement italien, sont aussi touchés.

Agences BH et AG avec AFP