Ce rapport de la cour régionale des comptes d’Île-de-France démontre encore une fois que la municipalité n’est rien d’autre qu’un nid à emplois fictifs, c’est d’ailleurs le même qu’à Marseille, puisque les politiciens depuis des décennies utilisent la mairie et son budget pour se livrer à ce qu’il y a de plus exécrable en politique, le clientélisme. La Ville de Paris a deux fois et demi plus d’agents que la ville de Londres ! De surcroît, ils travaillent très peu et la ville est très sale dans un très grand nombre de secteurs. Il vous faut absolument lire ce rapport afin de comprendre à quel point la gestion de la mairie de Paris est catastrophique, car ce serait trop long d’en faire un résumé ici.

On va juste ajouter qu’en divisant le nombre de fonctionnaires par deux et en améliorant leur efficacité, la Ville de Paris pourrait diminuer la taxe d’habitation de manière substantielle en la divisant tout simplement par deux.


Le dernier rapport de la Cour régionale des comptes d’Ile-de-France montre que le personnel de la capitale est pléthorique, coûte très cher et travaille peu.

À la fin de 2017 la Cour régionale des comptes d’Ile-de-France a publié un rapport intitulé « Ville de Paris-Ressources humaines – Suivi des précédentes recommandations ». Cette Cour avait en effet déjà publié des recommandations en 2013 et 2010.
En dehors de recommandations sur la suppression de primes illégales (« prime départementale exceptionnelle » accordée à 7.200 agents ; « prime de questure » ; « prime de gestion » des personnels techniques), sur l’illégalité de logements de fonction (1.249 agents bénéficient d’un logement de fonction gratuit), sur le bilan social, qui ne fournit pas des renseignements obligatoires, cette publication montre que le personnel de la ville est pléthorique et travaille peu.

Un personnel pléthorique

La Cour régionale compare les effectifs de Paris à ceux d’autres villes européennes : Londres, Madrid, Rome, Barcelone. Les effectifs des employés de la ville sont de 52.332, soit un agent pour 43,65 habitants. Paris a ainsi 2,2 fois plus d’employés par habitant que Rome, 2,5 fois plus que Londres, 2,8 fois plus que Madrid et 3 fois plus que Barcelone. Et encore, la Cour fait-elle la comparaison en ne prenant que 52.332 agents à Paris, alors qu’elle indique que les effectifs sont en fait de 58.966 si l’on y inclut le Centre d’action sociale (5.775 agents), le personnel des 14 musées appartenant à la ville (971), ceux des Caisses des écoles, du Crédit municipal, etc., établissements publics séparés de la ville. Ils seraient encore plus élevés si l’on y incluait les effectifs des organismes de HLM et des sociétés d’économie mixte dépendant d’elle.

« La ville n’a pas réellement mené de politique de maîtrise de ses dépenses de personnel » commente la Cour régionale des comptes. Le cabinet de la maire compte 236 personnes, le service de communication, 417. Il y a 7 directeurs généraux, 5 secrétaires généraux, 26 directeurs, 37 sous-directeurs, 22 chefs de services techniques. Cette pléthore de cadres de haut niveau explique qu’en 2014 le salaire moyen des 10% des agents les mieux payés atteignait 4.662 euros par mois. Les gros effectifs se comptent dans les agents d’entretien des écoles (11.446), les crèches (8.564), la propreté (7.441) et les espaces verts (3.166).
Si la ville avait des effectifs comparables à ceux des villes européennes citées par le rapport, ses frais de personnel (2,58 milliards d’euros en 2014) seraient réduits d’au moins 1,5 milliard d’euros. La taxe d’habitation (0,8 milliard d’euros) et une grande partie de la taxe foncière (1 milliard d’euros) pourraient être supprimées.

Un personnel qui travaille peu

La Cour constate que les horaires hebdomadaires sont inférieurs à 35 heures. Les agents travaillant le plus font 1.552 heures par an, soit 33,8 heures par semaine. Mais de nombreuses catégories travaillent moins. Par exemple 29 heures pour les motocyclistes. L’absentéisme est de 11%, et même de 13% pour les éboueurs. Des jours de congés spéciaux sont accordés, inconnus dans les autres administrations, comme 3 jours pour le mariage d’un frère ou d’une sœur. La moyenne des jours de formation est de 5 jours par an. Et certaines formations à des postes administratifs coûtent 10.000 euros par personne.

La Cour signale que les frais de restaurant et d’hôtel des agents font l’objet d’avances mensuelles. En principe les agents doivent fournir ensuite les justificatifs des dépenses, mais 50% seulement le font, et souvent avec des justificatifs insuffisants.

Malgré des effectifs pléthoriques, le travail fourni est insuffisant, comme tous les Parisiens s’en rendent compte en constatant la saleté de la ville. Anne Hidalgo affirme que Paris est « sali » par l’incivisme de ses habitants et des touristes, et annonce qu’elle va multiplier les amendes. Mais si les éboueurs faisaient bien leur travail, la propreté de la ville inciterait les piétons à respecter cette propreté.

L’insuffisance du travail des jardiniers se voit quand on compare le jardin le plus central de la ville, celui des Tuileries, où la terre nue et le goudron sont dominants, avec les jardins centraux de Londres, verts et fleuris.
Les priorités d’Anne Hidalgo sont bien illustrées par l’augmentation des salaires du service de communication depuis qu’elle est élue (+ 29%) comparée à l’augmentation des salaires des éboueurs (+ 3,7%).

Anne Hidalgo dépense 435 millions d’euros par an pour acheter des logements qu’elle fait baptiser HLM et qui sont attribués notamment au personnel de la mairie (755 ainsi attribués en 2016). Elle verse 300 millions d’euros par an à des associations dont certaines sont à l’étranger et dont beaucoup sont sans intérêt pour les Parisiens.

Ainsi, comme le montre le rapport de la Cour régionale des comptes, la bonne gestion de la ville n’est pas une priorité de sa maire.

Alain Mathieu
Président de Contribuables parisiens et franciliens


EPLF

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