À votre avis quel est le point commun entre les Zemmour, Martine Gozlan, Finkielkraut, BHL, Bercoff… et tant d’autres chroniqueurs ubiquitaires parisiens ? Cracher sur l’islam et les musulmans et surtout l’Algérie, dès que possible ! Pour cela, ils vont avoir recours à une stratégie vieille comme le monde, dégoter de vils et pauvres traîtres, des vendus laquais aplaventristes qui vont les aider dans leur entreprise contre quelques avantages sonnants et trébuchants.

Prenons les propos de Boualem Sansal que l’on peut trouver à la page 20 de ce torchon : « Je suggère aux autorités françaises, en application de la simple bonne règle de la réciprocité, d’expulser dans l’heure ceux qui manquent aux règles de l’hospitalité. » ! Ce très mauvais laquais sait-il seulement que ces jeunes sont Français et que la comparaison avec les étrangers expulsés d’Algérie est juste stupide ! Se pose-t-il seulement la question du pourquoi de ce comportement ? Non, certainement pas, trop compliqué pour lui, à vrai dire trop risqué.

Pourquoi certains Franco-Maghrébins – clairement une minorité – sont-ils si hostiles à la France ? La question mérite d’être posée et exige une réponse de la part de ces faux intellectuels qui ne pensent jamais mais produisent uniquement des textes qui n’ont pour objectif que l’installation de davantage de confusion. Le très sioniste assumé et tâcheron Boualem Sansal sera aidé en cela par un autre laquais du système et de la Doxa, Kamel Daoud. C’est le journaliste et pseudo écrivain qui avait produit un texte ahurissant de bêtise et de mensonges concernant la fameuse affaire de Cologne dans laquelle des réfugiés musulmans avaient été accusés à tort d’avoir commis un très grand nombre de viols sur des Européennes ! Il avait expliqué à l’époque que le musulman était un sauvage à la sexualité bestiale qui ne pouvait se contenir à la vision d’une jolie femme ! La justice allemande lui a donné tort puisque cette affaire avait été montée de toutes pièces afin de diaboliser encore plus les musulmans. Kamel Daoud s’est-il excusé, depuis, en faisant son mea culpa ? Non, pas du tout, il continue de servir ses maîtres en produisant le même type de texte et en les publiant à côté de ceux de Bernard Henri Lévy, le philosophe le plus stupide de France et le plus entarté (neuf fois à ce jour). Qui se ressemble s’assemble…

La stratégie des maîtres de Sansal et Daoud est tellement ridicule, tellement grossière, qu’elle est visible depuis la lune. Il n’ont tellement plus personne pour travailler avec eux qu’ils sont obligés de ce coltiner les plus mauvais écrivains et penseurs, il suffit de voir le cas de Chalghoumi…

Depuis la révolution du 22 février 2019, le peuple algérien a ouvert les yeux et son esprit et ne peut plus être baratiné avec ce genre d’âneries. Nous pouvons donc assurer à Messieurs Sansal et Daoud qu’ils seront accusés de trahison et qu’ils feront partie du camp des ennemis de l’Algérie et de son peuple en finissant dans les poubelles de l’histoire avec les Bouteflika, Nezzar, Toumi, Mediène, Kouninef…


Madame Gozlan, artificière du magazine, n’utilise plus son bazooka habituel, l’islam, mais choisit le foot pour flinguer les supporters des « Fennecs », des types vraiment pas convenables.

Pas de quartier pour les « quartiers ». Pour Polony, et sa porte coton Gozlan, la vigilance face à ces types qui savent que La Mecque est à l’est ne doit pas connaître de faille. Ainsi, lors des « viols du Jour de l’an à Cologne », en 2016, actes commis par des arabes, des migrants, la dame Polony s’est montrée chef de cordée, sur-indignée face à la horde barbare. Tout de suite elle a canonné à la radio et télé. Sur « Europe I » d’Arnaud Lagardère (où elle gagnait 27 400 euros par mois) et sur LCI de Bouygues. Tant pis pour le sort global du migrant, mais quand il devient violeur le devoir de Polony, pompière et justicière, est de dénoncer…

Et seul détail, que la native de Deuil n’a hélas pas noté, « les viols de Cologne » sont un fake. Une invention montée par l’extrême droite allemande avec l’aide de certains policiers. Tant pis, si tu tapes sur ces mecs et ne sais pas pourquoi, eux le savent. Donc, à Cologne, pas de viols. Alors que Polony, fille d’ophtalmo c’est vrai, a tout vu de ce qui n’existait pas.

Donc, suivant l’élan de la maîtresse de « Marianne », Martine Gozlan qui entre en catalepsie dès qu’elle voit un portrait de Netanyahou, n’avait plus qu’à laisser couler ses bons penchants. Cette fois le fusil n’est plus l’islam, forcément pas catholique, mais le ballon rond. C’est lui qui sert de fouet pour stigmatiser les fils et petits-fils de fellahs. Pensez donc ! Alors que les pêcheurs bretons ont naguère incendié, à Rennes, le Parlement de Bretagne. Et que la mauvaise humeur des chasseurs de homards a coûté 35 millions de réparations, « Marianne » et Gozlan placent, au sommet de l’échelle de Richter de la violence et de la honte, les manifs des supporteurs français, versus « Fennecs ». À son tour Gozlan, telle Polony et son faux de Cologne, invente un événement qui n’a pas eu lieu. Sauf le sac d’une boutique de motos avenue de la Grande Armée, dont nul n’est certain qu’il soit le fait de supporters. Bien sûr, que l’automobiliste de Montpellier, celui qui a tué une mère de famille le soir de la liesse du croissant rouge sur fond vert et blanc, ne soit ni algérien ni supporteur de foot a visiblement peiné Madame Gozlan. Pour tenir un bon dossier, pas de chance non plus avec l’assassin d’un intellectuel guinéen, au soir de la victoire finale : il a été tué par un turc dingo et pas footeux. Peu importe, Gozlan sait, en son tréfonds qui est profond, qu’en France les supporteurs des « Fennecs » se sont conduits comme des porcs. Elle écrit « Vus d’Algérie, à l’heure des manifestations pacifiques, les dérapages français des supporteurs des Fennecs ne passent pas » … Ah bon ? Quels dérapages ? Le fait que les flics de Castaner, qui arrêtent un Maghrébin avant même qu’il n’éternue, en aient chopé plus que d’habitude en ce soir de liesse est-il un indice du « dérapage » ? Madame Gozlan partage une version policière de l’histoire, un scénario qui nous rappelle que, déjà dans le passé, les flics ont arrêté des êtres humains pour ce qu’ils étaient, pour ce qu’ils pensaient, et pour leur gueule. Gozlan fonctionne à l’indice Castaner. Il faut bien ameuter la foule autour du bûcher des fake news.

Sur ce dossier vide, pour paraître « objective », Gozlan a convoqué un expert, un dénommé Kamel Daoud, harki de plume, ex-islamiste qui passe son temps à vomir sur son pays. Ce qui lui a valu d’être enseignant à Sciences Po, un job de chroniqueur au « Point » de BHL et de vendre des livres. Si j’avais la chance d’être Algérien, alors qu’il me faut refaire ma toiture, sûr que j’écrirai un livre « Les Arabes sont des cons ». Ce Daoud est à l’origine de l’amplification et de la transmission de l’ignoble bobard des « viols de Cologne »*. En renfort, un autre harki du même moule, Boualem Sansal, un type qui écrit comme un cheval de trait et fait petite fortune en charruant les plates-bandes du Flore. Depuis Paris, cracher sur l’Algérie est donc un métier. Jamais remise de la « perte » de l’Algérie, une France, aussi de gauche que de droite, a encore besoin de supplétifs pour nous dire combien les hommes des mechtas sont infréquentables, même à Saint Denis.

Tout cela est ridicule, et n’a de sens que pour indiquer le néant qui habite le journalisme actuel. Partout nous avons maintenant des rigolos, sans le talent de Wells, qui nous inventent que les Martiens ont débarqué. Et comme les gens de Chaudron-en-Mauges n’en voient jamais, Chaudron-en-Mauges n’achète plus de journaux. Sauf le « Courrier de l’Ouest », où le cours du cochon, comme tout le reste du canard, est publié modestement mais sans erreur (plus de 100 000 exemplaires quotidiens).

Ce qui est réjouissant, au regard d’une donneuse de caps, et de capes, comme Madame Polony, c’est de savoir que, pareille à Giscard et au couteau suisse, elle sert à tout. Vous êtes le responsable d’une télé Nescafé (« info » instantanée) et devez organiser un débat « pour ou contre l’usage du couteau avec les œufs »… Polony arrive dans la minute, comme notre ami Zapata sur son drone. En plus, comme le disait Raymond Devos, cette dame n’a pas de sens interdit, elle est de droite elle est de gauche elle est comme on la veut. D’ailleurs quand on publie la prose d’un Sansal qui réclame à la France d’expulser les supporteurs « Fennecs » vers l’Algérie, fussent-ils innocents et français, tout est possible. Et l’avenir de la saloperie peut durer longtemps.

Jacques-Marie Bourget

Afrique Asie

25 juillet 2019