C’est tout de même sidérant de voir l’État exiger la suppression de 1000 postes à la Timone comme si ces postes étaient de trop et inutiles au bon fonctionnement du troisième CHU de France. Cette réduction d’effectifs ne fera qu’accroître la pression sur les salariés toujours en poste, ce qui augmentera les dépressions et les cas de suicide. Bien sûr, la qualité des soins et l’hygiène s’en ressentiront, alors que l’on comptabilise déjà un nombre effrayant de maladies nosocomiales, de décès et d’amputations.


La dette du troisième CHU de France serait proche du milliard d’euros. L’État propose son aide, mais sous certaines conditions. Il demande la suppression de plusieurs centaines de postes.  

Situation d’urgence dans les hôpitaux marseillais. Les comptes sont dans le rouge avec une dette d’un milliard d’euros. L’État doit injecter 300 millions d’euros pour aider le troisième CHU de France à se moderniser, mais en contrepartie, il exige 800 à 1 000 suppressions de postes. Un marché inacceptable pour les syndicats. « Ils ont le bon diagnostic, mais pas le bon traitement. Quand on a une hémorragie quelque part, on fait une transfusion, on n’ouvre pas un petit peu plus pour que le sang parte encore plus, donc il faut colmater », dénonce Éric Audouy, délégué syndical CNI.

Un préavis de grève lancé

À Marseille, l’hôpital est le premier employeur de la région avec plus de 12 000 postes. En supprimer 10% brutalement entrainerait la fermeture de services tout entiers, car il n’y a pas de marge. En cardiologie par exemple, le travail se fait déjà avec des effectifs limités. L’État doit finaliser en janvier ce projet de restructuration des hôpitaux marseillais. Un préavis de grève est déjà lancé pour jeudi prochain devant le siège de l’hôpital la Timone.


France TV Info