J’ai préparé un petit topo pour l’insurrection, car vous êtes bien d’accord avec moi que ce massacre ne peut plus continuer. J’ai vérifié dans la constitution, c’est légal. En tous cas dans la constitution de 1793, article 35 ; car celui-ci a été aboli depuis, faudra juste actualiser notre constitution, pensons-y. Le camarade Maitre Di Vizio fera le nécessaire. Avant toute chose, il faudra fixer une date qui arrange tout le monde. À vos agendas ! Pour faciliter la mise en place de cette fameuse date, on pourrait communiquer entre nous sur les grands réseaux sociaux numériques, en langage codé bien-sûr, par exemple du sanskrit mélangé au chinois et au grec ancien. Une fois la date trouvée, n’oublions pas de rester discrets, ne nous faisons pas repérer en laissant exploser notre colère. Surtout pas de fureur. « La colère est une courte folie », disait le sage Horace. À ce titre, le camarade Henry de Lesquen saura faire respecter la bienséance et la préséance dans nos rangs. N’oublions pas non plus nos masques le jour J, ne les laissons pas penser que nous sommes des voyous. Une insurrection ça s’organise, ça se pense, ça se conceptualise, si les concepts ne s’articulent pas logiquement, ça foire ; mais rassurez-vous, question logique conceptuelle pure, le camarade Alain Bonnet de Soral fera le nécessaire, même s’il n’habite plus en France ; les concepts n’ont pas de frontières. Concernant le commandement suprême des forces armées de la France libre, le camarade Jean Robin est déjà sur le coup, je l’ai vu de mes propres yeux élaborer des plans ultra-secrets les yeux fermés sur son hamac à Tahiti. Impressionnant. Les plans ultra-secrets aussi n’ont pas de frontières. Ensemble, nous vaincrons l’espace et nous dompterons le temps, car la conscience a pris son envol dans le firmament de l’histoire de nos espoirs. Passons maintenant à la logistique, le camarade Conversano pourvoira à tous nos besoins en ravitaillement depuis la Roumanie où il réside, nous pouvons compter sur lui pour qu’il nous fournisse en tests PCR, en masques, en capotes et en vaccins. C’est pas parce qu’on s’insurge qu’il ne faut pas se protéger et se sécuriser. De toute façons, hors de question qu’on y aille sans le feu vert du camarade Di Vizio qui nous garantira la conformité légale de notre insurrection. C’est primordial. Mais vous vous demandez certainement qui donnera le top-départ. Après mûres réflexions, il ne me semble pas déraisonnable que le top-départ de la glorieuse insurrection soit donné par le camarade Philippe Ploncard d’Assac lorsqu’il sera venu à bout de ses analyses ésotériques énigmatiques. S’il meurt avant, il faudra qu’un de ses disciples les finisse. Sans quoi on ne peut rien faire. « Rien ne peut être fait à la fois précipitamment et prudemment », disait ce bon vieux Publius Syrus. J’ai pensé en outre qu’on pouvait accompagner notre glorieuse insurrection par une musique adéquate, le camarade Stéphane Blet établi en Turquie y pourvoira, oui, là encore, la musique n’a pas de frontière ; il écrira la musique et j’écrirai les paroles éventuellement, si la mélodie m’inspire. Car il faut inspirer tous les camarades. Ou alors, on demandera à la camarade Marine le Pen de chanter. Et pour galvaniser nos troupes, le camarade Pierre Cassen saura faire circuler du bon pinard et du bon Chivas sous les incantations laïques de la camarade Christine Tasin. Lorsque nous aurons pénétré dans l’Assemblée nationale, hors de question de toucher à quoi que ce soit avant d’avoir demandé à Di Vizio si c’est légal ou pas. Nous n’avons pas droit à l’erreur. La liberté ou la mort. Nous demanderons ensuite à la camarade Tatiana Ventose de colorier les premières lois, ni trop rouge ni trop brun, on demandera à ce titre à Di Vizio si on a le droit légal de créer une nouvelle légalité, si on ne l’a pas j’arrête tout. Lorsque nous serons devant les portes de l’Assemblée nationale, il faudra agir proprement, le camarade Rémy Daillet-Wiedemann prononcera une première sommation, puis une seconde s’il n’y a pas de réponse, puis enfin une troisième ; sans réponse, on demandera à Di Vizio si on a le droit légal d’enfoncer les portes. Si on ne l’a pas, faites ce que vous voulez j’arrête tout. Nous devrons garder à l’esprit que « une mauvaise action court plus vite que le vent », comme dit un proverbe japonais ; à ce propos, le camarade Boris le Lay établi au Japon nous guidera assurément selon la sagesse japonaise. Ensemble, nous libérerons la France. Reste la question centrale : qui sera le chef ? Le chef de la France, pas du Japon. Le chef qui rétablira la paix, la vraie. Un chef dont la légitimité sera reconnue de tous. Pas facile. En attendant de trouver ce chef, le camarade Di Vizio fera l’intérim. Il finira bien par venir ce chef… Et s’il ne venait pas… Finalement, à bien y réfléchir, ne ferait-on pas mieux d’attendre un chef avant d’y aller ? Ou viendra-t-il si nous y allons ? Je vous propose de résoudre cette question avant d’aller plus loin. Ou alors, on converge tous vers Reims, peut-être que ça le fera venir… non ? Paris c’est plus logique ? Bon, le premier qui a la solution appelle les autres. Si je suis pas là, laissez-moi un message en chinois, pour brouiller les pistes. Je vous répondrai lorsque j’aurais appris le chinois. On y arrivera. Ensemble, nous vaincrons. Le plus important est de se mettre d’accord sur un topo clair et précis, sans quoi on ne pourra pas coordonner les forces vers la victoire. L’idéal serait d’élaborer un algorithme infaillible pour obtenir la victoire. Ne sacrifions pas nos idéaux. Le premier qui viendra à bout de ce problème algorithmique appelle les autres. On y arrivera sûrement.


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