Depuis 2011, Kemi Seba vit en Afrique parmi ses frères et mène un combat politique pacifique ainsi que des actions micro économiques remarquables venant ainsi en aide aux plus démunis. Il a sillonné tous les pays où il a porté sa parole avec pédagogie et une profonde conviction. À la tête de son organisation « Urgences panafricanistes », son credo « l’Afrique libre ou la mort », est aussi le titre de son dernier ouvrage. Il s’est particulièrement illustré en s’attaquant farouchement à la mainmise du capital sur l’économie du continent, via le franc CFA. Ce qui effraie les potentats africains tous liés à la maçonnerie et à la solde de l’Occident dominateur, c’est l’influence quasi magnétique qu’exerce Kemi Seba sur la jeunesse africaine. Ce qui explique qu’il soit pourchassé et les membres de son staff brimés. Il va sans dire que nous soutenons notre frère Kemi Seba dans son noble combat pour la libération de l’Afrique.


La Direction de surveillance territoriale (DST) vient de mettre la main ce mardi 26 mars à Abidjan sur une partie du staff de Stellio Gilles Robert Capo Chichi dit qui lutte contre le FCFA et l’impérialisme occidental.

En réaction, ce dernier affirme qu’il va se rendre à la DST parce qu’il ne se reproche rien et qu’il n’a peur de personne.

Kemi Seba qui combat le FCFA « est activement recherché pour un problème de Visa » dit-on. Alors qu’il ne devrait pas avoir besoin de tel document pour circuler librement en Côte d’Ivoire. Notons que les ressortissants des quinze pays de la zone CEDEAO n’ont pas besoin de Visa pour circuler entre eux.

En alerte maximale depuis quelques heures, la Police ivoirienne vient d’arrêter une partie de son staff qui l’accompagne dans le cadre d’une mobilisation pacifique sur la question du FCFA. « Je viens d’apprendre qu’une partie de mon staff vient d’être arrêtée par la DST. Apparemment c’est Kemi Seba qui ne plaît pas aux autorités ; je vais me rendre à la DST.

Parce que je n’ai peur de personne quel que soit ce qui se passe. Je n’ai rien à me reprocher.

Je suis pour une démarche de paix et de justice et personne sur cette terre ne m’empêchera de mener le combat politique pour la reconstruction, la liberté, l’autodétermination de notre peuple », s’est exprimé Kemi Seba dans une vidéo postée sur Facebook après avoir appris la nouvelle. « Nous sommes venus mobiliser la population sur les questions relatives à la souveraineté. Tous les mois de l’année, notre ONG « Urgence Panafricaniste » organise une démarche bicéphale, des séries d’actions sociales. On a notamment lancé une campagne nationale de micro crédit sans intérêt auprès de familles précarisées à Cotonou et à Calavi au Bénin grâce à l’aide de frères comme Nicolas Anelka et à l’aide de personnes qui travaillent avec lui (…) », expliquait-il le samedi 23 mars 2019.

Le problème serait-il lié à son acharnement contre le FCFA que le président Alassane Ouattara ne cesse de défendre ? « Je voulais vous dire une chose, le FCFA est une monnaie solide gérée par la BCEAO et uniquement par les Africains. C’est une monnaie qui est en circulation non seulement dans les 8 États membres de l’UEMOA mais dans toute l’Afrique de l’Ouest y compris la Mauritanie, le Ghana, le Nigeria, la Sierra Leone, le Liberia, la Gambie… qui sont des États non membres de l’UEMOA. Dans tous ces pays, les populations acceptent et utilisent le franc CFA.

Si cette monnaie était autant décriée pourquoi voulez-vous que des pays qui ne sont pas membres du franc CFA iraient chercher des francs CFA ? », avait déclaré Alassane Ouattara le jeudi 31 août 2017, au sortir de l’audience avec Emmanuel Macron. Suite à cette arrestation il reste à savoir si Kemi Seba sera toujours en mesure de dérouler le reste de son programme en Côte d’Ivoire.


 

Photo d’illustration : Kemi Seba en compagnie d’Alpha Blondy

Karina Fofana

Ivoire Soir