Voici comment l’élite mondialiste sélectionne ses mercenaires, comment elle les bichonne avec des salaires mirobolants offerts par des fondations bidons qui ne servent qu’à défiscaliser leurs profits non moins mirobolants! Bien sûr le think tank en question est géré par un financier « vautour » qui veut influencer le monde et diriger les politiques nationales dans le sens de ses intérêts. Pour finir, il est inconcevable que cette dame n’appartienne pas au réseau maçonnique…


Employée par l’Institut Berggruen de l’automne 2013 à fin 2015 alors qu’elle était députée européenne, Sylvie Goulard a participé à la rédaction de deux documents d’une quinzaine de pages et à l’organisation de « plusieurs » réunions.

Avec deux jours de retard, Emmanuel Macron a dévoilé mercredi le nom de candidate de la France pour siéger à la Commission européenne : il s’agit de Sylvie Goulard, ancienne députée européenne (2009-2017), éphémère ministre de la Défense du premier gouvernement Philippe en 2017 et, depuis janvier 2018, seconde sous-gouverneure de la Banque de France. Un dernier poste dont elle s’est mise en congé avant son audition, puis son éventuelle validation, début octobre, par le Parlement européen.

Ce choix du président de la République n’est pas sans risque : Sylvie Goulard, en effet, est toujours impliquée dans un dossier judiciaire en cours, celui des emplois fictifs présumés des assistants parlementaires des élus Modem à l’Assemblée de Strasbourg. En juin 2017, elle avait dû démissionner, au bout d’un mois seulement, de son poste de ministre de la Défense pour, disait-elle, assurer sa défense dans cette affaire. Or, à ce jour, l’ancienne députée européenne n’a toujours pas été convoquée par la justice française.

Le Parlement européen a de son côté considéré vendredi que le « cas administratif » de Sylvie Goulard était « clos »« Des irrégularités mineures concernant le contrat d’un de ses assistants ont été constatées, mais la députée a depuis remboursé les sommes en cause », explique le service communication du Parlement à CheckNews. Selon nos informations, Sylvie Goulard aurait ainsi remboursé les derniers salaires, sur une partie de 2014 et début 2015, de son assistant Stéphane Thérou.

Mais à l’époque déjà, un autre point noir était venu assombrir l’avenir plutôt prometteur de cette élue centriste: son poste de special advisor (« conseillère spéciale ») au sein de l’Institut Berggruen, entre octobre 2013 et fin 2015. Une fonction rémunérée, selon ses déclarations d’intérêts financiers figurant sur le site du Parlement européen« plus de 10 000 euros bruts » par mois.

La somme précise se situerait en réalité entre 12 000 et 13 000 euros par mois, selon sa déclaration d’intérêts de 2014 à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), supprimée depuis mais archivée par le site Regards citoyens. Pour les trois derniers mois de 2013, elle renseignait ainsi une rémunération de 36 047 euros, soit 12 000 euros par mois. Et pour le seul mois de janvier 2014 (la déclaration est datée du 1er février 2014), un montant de 13 000 euros. Soit, sur l’ensemble des 27 mois au sein de l’institut, une somme totale comprise entre 324 000 à 350 000 euros.



« Il s’agit d’un think tank américain, qui ne dégage aucun profit, et qui pratique effectivement des rémunérations à des niveaux comparables à ceux des cabinets d’avocats américains », se défendait Sylvie Goulard auprès de Mediapart en 2014. Une gratification, quoi qu’il en soit, bien supérieure à sa rémunération comme députée à l’Assemblée de Strasbourg (8 700 euros mensuels).

Elle déclarait par ailleurs 2 990 euros sur 2013 pour une conférence donnée au development Institute.

Installé à Los Angeles, Berggruen est un think tank fondé en 2010 par Nicolas Berggruen, un milliardaire américano-allemand ayant fait fortune dans la finance et l’immobilier, à la tête d’une fortune de 1,8 milliard d’euros et qualifié de « financier vautour par défaut » par le magazine Forbes.


Photo d’illustration : Sylvie Goulard, alors ministre de la Défense, en mai 2017. Photo Patrick Kovarik. AFP

Luc Peillon

Libération 

3 septembre 2019