La situation est extrêmement grave, voire catastrophique en raison de la dangerosité de ces molécules chimiques cancérigènes et pourtant, rien n’est fait pour y remédier, absolument rien ! Si un de vos proches est atteint d’un cancer, ne vous demandez pas pourquoi, vous connaissez désormais la réponse !


L’étude Esteban menée sur 900 adultes et 500 enfants démontre que ces perturbateurs endocriniens sont présents dans l’organisme de chacun d’entre nous.

C’est une première en France. L’étude Esteban a mesuré les niveaux d’imprégnation des Français de métropole par les bisphénols A, F et S pendant deux ans. Les résultats, dévoilés ce mardi 3 septembre, montrent que la totalité des Français est imprégnée par ces trois perturbateurs endocriniens.

500 enfants et 900 adultes ont été inclus dans cette étude, entre 2014 et 2016. « Les bisphénols A, S et F ont été détectés dans la quasi-totalité des échantillons », prévient Santé publique France.

Cette étude est rendue publique à l’heure où le gouvernement présente la deuxième stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens, le premier volet prenant fin cette année. En juillet 2019, l’Anses dévoilait les dernières études scientifiques démontrant que les substituts au bisphénol A (BPA), tels le S ou le F, présentent les mêmes problématiques que le BPA.

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L’@Anses_fr accueille aujourd’hui @Elisabeth_Borne et @agnesbuzyn ainsi qu’ @AdrienTaquet, pour la signature de la nouvelle stratégie nationale sur les ().
À revoir : que sont les perturbateurs endocriniens et quel est leur impact sur la santé?

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Santé publique France a également étudié 5 autres familles de polluants : les phtalates, les éthers de glycols, les composés perfluorés, les parabènes et les retardateurs de flamme bromés. Pour chacune de ces familles, il a été retrouvé un taux d’imprégnation sur l’ensemble de la population.

Exposition continue

Selon Santé publique France, « les taux de détection élevés dans l’étude Esteban indiquent que la population est continuellement exposée à ces bisphénols. » Les niveaux de concentration du BPA sont supérieurs à ceux des bisphénols F et S (BPF et BPS).

Contrairement à la France, l’imprégnation au BPA diminue aux États-Unis et au Canada depuis une dizaine d’années. Cela serait lié à une interdiction mise en place dès 2009 et à l’utilisation d’autres substituts, comme le polyphénylsulfone pour les biberons ou les résines de polyester pour l’intérieur des canettes et boîtes de conserve. À noter que les études scientifiques décrivant les effets de ces molécules de remplacement manquent.

En France, les expertises collectives conduites par l’Inserm, l’Anses et d’autres agences indiquent que la principale source d’exposition au BPA pour la population générale est la voie alimentaire. Elle représenterait 80% de l’exposition totale.

Pourtant, le bisphénol A est interdit dans les contenants alimentaires par la loi de 2015.

Prudence dans l’interprétation

Les jeunes enfants de 0 à 6 ans sont les plus imprégnés par les trois bisphénols. Cela serait lié à la quantité de nourriture ingérée comparée au faible poids de l’enfant et à l’ingestion ou l’inhalation de poussières intérieures ou bien les contacts cutanés avec des matériaux contenant des bisphénols dans le logement.

Pour les adultes, la consommation occasionnelle de boîtes de conserve, de plats préparés et d’aliments préemballés comme les viandes et les poissons, augmenterait le risque d’imprégnation.

Cependant, il demeure nécessaire d’interpréter ces résultats avec prudence, étant donné la difficulté des chercheurs à prendre en compte la totalité des variables du quotidien.

Viande et poisson préemballés


Beef, chicken and salmon in vacuum plastic bag for sous vide cooking, copy space  A_NAMENKO VIA GETTY IMAGES

Depuis 2013, l’Anses alerte par exemple sur les viandes et poissons préemballés vendus en supermarché. L’étude Esteban confirme cette tendance à l’augmentation d’imprégnation par le BPA et le BPS chez…


Photo d’illustration : en France, le bisphénol A a été banni des contenants alimentaires, pourtant l’étude Esteban démontre que « la principale source d’exposition au BPA pour la population générale est la voie alimentaire. Elle représenterait 80% de l’exposition totale. » © ANNA KIM VIA GETTY IMAGES

Annabel Benhaiem

HuffPost

3 septembre 2019