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À l’instar de l’éviction d’Aude Lancelin de la rédaction du très gauchiste L’Obs par le triumvirat de millionnaires BNP dans des conditions plus que douteuses, voici maintenant l’inverse qui se produit via iTélé et son propriétaire millionnaire V. Bolloré qui impose ce coup-ci un ami dans une rédaction qui n’en veut pas vu ses démêlés récents gravissimes avec la justice. N’importe quel être humain sensé sait que lorsque l’argent domine le monde, l’injustice n’est pas très loin et le désordre encore moins. Le mépris que les propriétaires ont pour les journalistes est tout simplement extraordinaire, du jamais vu car aujourd’hui c’est clair et assumé. C’est un changement majeur que l’on constate.

Il est également choquant de voir M. Morandini s’imposer de la sorte malgré la grève et les protestations et manquer ainsi autant d’amour-propre et de dignité ! Plus humiliant encore, la complicité des autres journalistes qui continuent à faire semblant que rien de grave ne s’est passé, que c’est ma foi comme ça que l’on gère une entreprise en 2016, qui il faut le dire est en faillite malgré les 2 milliards de subventions annuelles. Ils continuent à inviter les protagonistes de ces affaires liberticides et autoritaires et bavasser démocratie, gauchisme, humanisme et Liberté… Quel cirque !


La rédaction est en conflit ouvert avec la direction depuis la confirmation, le 7 octobre, de l’arrivée de l’animateur, mis en examen dans le cadre de castings douteux pour la production d’une websérie érotique.  

Les journalistes d’i-Télé ont voté à environ 85% pour une grève de 24 heures reconductible, lundi 17 octobre, annonce la société des journalistes de la chaîne. Ils protestent contre le recrutement de Jean-Marc Morandini, mis en examen pour « corruption de mineur aggravée ».

La rédaction est en conflit ouvert avec la direction depuis la confirmation, le 7 octobre, de l’arrivée de l’animateur, mis en examen dans le cadre de castings douteux pour la production d’une websérie érotique. Il doit animer la tranche 18 heures-19 heures avec une émission sur les médias, à partir de cette semaine.

Indignée par cette arrivée qui compromet selon elle l’image de la chaîne, la rédaction a voté la semaine dernière à 92% une motion de défiance contre la direction. La réponse a été sans appel : la direction a annoncé l’ouverture d’une possibilité de départ par « clause de conscience » (avec indemnités) pour tous ceux qui ne souhaitent pas travailler avec Jean-Marc Morandini, et demandé le respect de sa présomption d’innocence.

Morandini demande qu’on le « laisse travailler »

L’animateur a également signé une tribune dans Le Monde pour demander à ses futurs collègues « de respecter [ses] droits et de [le] laisser travailler », alors que la société des journalistes avait publié une lettre ouverte lui demandant de « ne pas venir ».

Samedi, l’affaire a gagné les réseaux sociaux : avec le hashtag #JeSoutiensiTELE, de très nombreux journalistes ont affiché leur soutien à la rédaction, y compris la société des rédacteurs du Monde, par la voix de son président, Paul Benkimoun.

L’enquête visant Jean-Marc Morandini a été ouverte à la suite de plaintes déposées par deux hommes, mineurs à l’époque des faits. En septembre, l’animateur a été mis en examen pour « corruption de mineurs » et « corruption de mineurs aggravée » par l’utilisation d’un moyen de communication électronique. Il a aussi été interdit d’approcher des lieux fréquentés par des mineurs.

France TV Info / AFP