This photo taken on August 23, 2015 shows the exterior of the Salame D'Auch Mosque in Auch, near Toulouse, after a destructive fire on the morning of August 22. The fire destroyed three-quarters of the building, including two prayer rooms and the roof, but no one was injured from the blaze. An investigation into whether the origins of the fire were criminal or accidental has begun, with Toulouse forensic experts arriving to the site on August 24. AFP PHOTO / STR


Ben on y est ! Ce sont les prémices d’une guerre civile qui ne dit pas son nom, sous prétexte de faux attentats terroristes réalisés par des paumés sortis de nulle part et manipulés par les différentes officines des Renseignements occidentaux et israhelliens.


L’incendie qui a détruit dimanche à l’aube la mosquée est un acte d’origine criminelle. François Hollande promet que « tout est mis en oeuvre pour que les coupables soient identifiés et punis ».

L’incendie est intervenu deux jours après l’attaque menée par le ressortissant marocain Ayoub El Khazzani dans un train Thalys qui effectuait vendredi la liaison Amsterdam-Paris. La mosquée d’Auch (Gers) a bien été la cible d’un incendie criminel que le président François Hollande a condamné lundi 24 août « avec fermeté ».

# La moquée détruite à 70%

L’incendie a ravagé la mosquée d’Auch aux premières heures de dimanche. Le feu qui s’est déclenché vers 03h30 du matin n’a pas fait de victime mais a détruit les trois-quarts du bâtiment d’une superficie de 850 m2, provoquant l’effondrement du toit.

Des travaux liés à l’agrandissement de la mosquée dans la préfecture du Gers étaient en cours et c’est à proximité de cette zone que le feu a pris.

200 à 250 personnes fréquentaient habituellement la mosquée pour la prière du vendredi.

# « Un acte volontaire réfléchi » 

Après plus de 24 heures sans que l’on sache s’il s’agit ou non d’un acte volontaire, le caractère criminel de cet incendie a finalement été établi par une expertise lundi après-midi.

« Nous pouvons affirmer, en l’état de l’enquête, que c’est un acte volontaire réfléchi à l’origine de l’incendie de la mosquée d’Auch », a dit à l’AFP le procureur de la République d’Auch, Pierre Aurignac.

Le ou les auteurs ont visiblement utilisé un accélérant de type hydrocarbure pour accélérer le départ de l’incendie par le toit de l’édifice […] Ceci explique l’étendue des dégâts occasionnés », a-t-il ajouté.

Les enquêteurs d’Auch ne disposaient lundi d’aucune piste.

« Un travail considérable reste à réaliser avant de parvenir à identifier et traduire en justice le ou les auteurs » de l’incendie, a souligné le procureur; qui a promis « les moyens les plus importants au service de l’enquête ».

Les commissariats d’Auch et de Toulouse sont co-saisis de la suite de l’investigation.

# « Une attaque contre nos valeurs républicaines »

Cet incendie criminel qui intervient alors que la France a été le théâtre de neuf projets d’attentats en huit mois a fait réagir jusqu’au sommet de l’État.

Tout est mis en œuvre pour que les coupables soient identifiés et punis », a affirmé François Hollande dans un communiqué publié après les premières conclusions de la justice.

Il a ajouté que les musulmans de France devaient « pouvoir exercer leur culte en toute liberté et en toute sécurité ».

« L’incendie criminel de la mosquée d’Auch est une attaque contre nos valeurs républicaines. Je la condamne avec la plus grande force », a tweeté de son côté le Premier ministre Manuel Valls.

Même réaction indignée de la ministre de la Justice Christiane Taubira sur Twitter :

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a dénoncé, dans un communiqué signé de son président Anouar Kbibech, « une attaque insupportable », notant qu’elle « intervient seulement deux semaines après l’attaque au cocktail Molotov qui a visé la mosquée de Mérignac » (Gironde).

Le président de l’Observatoire national contre l’islamophobie, également membre du CFCM, Abdallah Zekri, a dit voir dans l’attentat d’Auch « une preuve de plus du racisme antimusulman ». Il a dénoncé dans un communiqué une « implosion des actes antimusulmans » en France.

# Auch, une ville sous tensions ?

C’est catastrophique, les salles de prières sont détruites, c’est un acte insensé. Comment peut-on s’en pendre à un lieu de culte ? », s’est indigné Allal El Farassi, membre du bureau de la mosquée, interrogé par « Libération ».

Cet acte volontaire peut-il s’expliquer par des tensions communautaires à Auch ? « Nous ignorons en l’état totalement la ou les motivations des auteurs et aucune piste n’est actuellement privilégiée », a expliqué le procureur de la République d’Auch.

« Il n’existait jusqu’à présent à Auch aucune tension entre les communautés religieuses », a-t-il noté.

Ahmed Mouhouche, ancien président de l’Association cultuelle des musulmans du Gers qui gère la mosquée, est allé dans le même sens et s’est voulu rassurant.

Et d’insister :

On n’a jamais pensé que cela pouvait nous arriver. Pour nous à Auch, c’est un cas isolé. Il ne faut pas que la communauté musulmane ait peur » après cet « acte idiot et désolant ».

Sans attendre la publication des premiers éléments de l’enquête, il avait déjà dès lundi matin déposé plainte contre X, convaincu du caractère criminel de l’incendie.

La municipalité a offert son aide pour trouver un lieu de remplacement pour accueillir les fidèles. L’Association cultuelle des musulmans du Gers envisage de louer provisoirement des locaux préfabriqués.

Fin janvier, après l’attentat contre « Charlie Hebdo » et le Super Casher qui avait fait 17 morts dans la région parisienne, la mosquée d’Auch avait déjà été visée par des inconnus. Ils avaient jeté des lardons de porc -considéré comme un animal impur dans l’islam– par-dessus son portail.

G.S. avec AFP