De plus de six mille pages, ce rapport attendu depuis de nombreuses années sur une guerre qui fit 179 morts britanniques et a contribué au bouleversement social de l’Angleterre par l’importation ou la formation de fanatiques contribuant à séparer les communautés ethniques ou raciales — s’il est permis d’user de ce terme d’histoire naturelle très mal vu partout sauf dans l’entité sioniste — accable Tony Blair et le ministre Brown aussi. Le rapport précise que Blair est sorti de la légalité pour forcer une décision d’intervention, alors que les experts dénonçaient les affabulations de George Bush et le mensonge des armes de de destruction massive. Pareille initiative de mise en accusation d’un Premier Ministre a entraîné des regrets de sa part, et cette conduite doit pouvoir s’expliquer, comme nous le disons, ce jour, à la Press TV iranienne, par un véritable machiavélisme : le moyen est jugé exécrable, la faute avouée, mais la fin le justifie, en l’occurrence, la destruction durable d’un ordre irakien, le pays étant directement exposé à une fragmentation impulsée par l’Arabie saoudite et aidée par les Kurdes auxquels les Sionistes ont donné un État, qui n’est qu’un prolongement économique de l’État d’Israël et bientôt imité en Syrie.