Incontestablement, les décès survenus récemment en Algérie après la vaccination par le pentavalent de nourrissons effectuée dans des centres de santé ont produit au sein des familles une défiance à l’égard de la vaccination. Le manque de communication des autorités sanitaires au début de cette tragique affaire n’a fait qu’accroître le malaise et la rumeur a fini par ancrer dans les esprits l’idée de la dangerosité des vaccins. Il est indéniable que la pratique de la vaccination réalisée de manière systématique et à la chaîne sur des sujets dont on n’a pas pris soin d’évaluer l’état de santé est condamnable. D’ailleurs, certains établissements scolaires ont compris cette problématique et exigent désormais des parents qu’il renseignent des fiches conçues à cet effet et dont nous reproduisons le fac-similé en bas de page, une attitude responsable à même d’aider le médecin vaccinateur à prendre une décision conforme à l’intérêt de l’enfant. Les explications qui se veulent rassurantes apportées par le professeur Mesbah et Monsieur Bah Keita représentant de l’OMS en Algérie, ne suffisent pas à donner plus de sérénité au débat. En effet, peut-on accorder à l’OMS une confiance aveugle quand on sait que l’industrie pharmacochimique en a pris le contrôle. La référence à l’OMS ne peut constituer à elle seule un gage de sûreté et de confiance, on se souvient tous de la fausse pandémie de H1N1 de 2009 qui a fait gagner des milliards à Big Pharma.