Cette ancienne ville impériale, au nom allemand, et qui fut conquise par Henri II, successeur de François Ier, comme Metz et Toul, pour, selon une expression contenue dans sa lettre à Soliman le Magnifique, occuper les boulevards de l’Empire et permettre au Sultan de presser ainsi son adversaire à l’Est, est devenu le symbole de l’héroïsme franco-allemand. Il mérite le silence de la prière et non pas l’agitation écervelée, sur le terrain de l’ossuaire du fort de Douaumont, d’une jeunesse broyée aujourd’hui par un autre orage, déclenché par les mêmes forces occultes, et qui connaît et pour plus de 300 jours et nuits un autre Verdun, pacifique, mais encore plus mortel car il tue l’âme, celle de l’individu et du peuple.