L
e 15 mars 2026, jour du premier tour des élections municipales au Bourget en Seine-Saint-Denis, plusieurs dizaines d’électeurs se sont présentés dans leur bureau de vote pour apprendre qu’on avait déjà voté à leur place. Leur identité avait été usurpée via de fausses procurations — une trentaine sur environ 150 au total, répétées dans plusieurs bureaux de vote.
Le cas d’un cadre supérieur bourgetin est documenté et édifiant. Absent de la région parisienne depuis un mois, il se trouvait en province le jour du scrutin. Un membre de sa famille résidant au Bourget l’a contacté le lendemain pour lui demander des comptes sur son vote. C’est en consultant les listes d’émargement — un droit ouvert à tout citoyen — que des militants de l’opposition ont découvert qu’un individu inconnu du plaignant avait été enregistré comme son mandataire pour les deux tours, sans que ce dernier n’ait jamais donné procuration à qui que ce soit. Il a déposé plainte. Le procès-verbal a été transmis au procureur de la République.
Il n’est pas seul. D’autres plaintes ont depuis été déposées et plusieurs témoignages officiels recueillis par des électeurs du Bourget dans la même affaire. L’ensemble du dossier est désormais entre les mains de la préfecture et du parquet de Bobigny, saisis des faits.
Ce qui aggrave le tableau, c’est la direction des fraudes. Selon des témoignages recueillis et des listes d’émargement consultés, certains de ces votes frauduleux auraient bénéficié à la liste du maire sortant. Des abstentionnistes notoires apparaissaient soudainement dans les listes comme votants. Des menaces et intimidations ont par ailleurs été signalées contre des candidats de l’opposition, ainsi que contre des témoins potentiels contactés pour les pousser à se rétracter.
Face à ces faits, les Bourgetins se mobilisent massivement. Des citoyens non affiliés à aucune liste ont organisé une distribution de plusieurs milliers de flyers à travers la ville, relayée par une vidéo qui a circulé largement dans les réseaux locaux. La dynamique dépasse désormais les clivages politiques habituels — plusieurs listes, y compris des personnalités jusqu’ici proches de la majorité, ont publiquement pris position.
Ces faits ont été documentés par l’AFP, actu.fr, France 3 Île-de-France et Sud Ouest dès le 19 mars 2026.
Le dispositif de surveillance pour le second tour est également renforcé, avec une présence citoyenne organisée dans les bureaux de vote concernés.
La fraude électorale n’est plus une rumeur au Bourget — c’est un procès-verbal de police signé, daté, transmis au procureur de la République. Le second tour a lieu demain, dimanche 22 mars. Les Bourgetins sont appelés à voter massivement.






























