Diezani Alison-Madueke , Nigeria's minister of petroleum, center, arrives for the 157th Organization of Petroleum Exporting Countries (OPEC) meeting in Vienna, Austria, on Thursday, October 14, 2010. Oil climbed for a second day in New York after an industry-funded report showed U.S. crude supplies fell and the Organization of Petroleum Exporting Countries moved closer to improving compliance with production cuts. Photographer: Vladimir Weiss/Bloomberg via Getty Images
L’ex-ministre du Pétrole Diezani Alison-Madueke – Photo d’archive | Bloomberg via Getty Images.

C’est pareil pour une très grande partie des élites politiques africaines qui cumulent les millions de dollars dans les banques suisses et anglaises. Il est de surcroît très simple de prouver ces vols, il suffit juste que la justice fasse son travail.


Une cour de justice nigériane a ordonné lundi la saisie bancaire de 7,6 milliards de nairas (21 millions de dollars) appartenant à l’ex-ministre du Pétrole Diezani Alison-Madueke, accusée de corruption, après la confiscation de nombre de ses biens ces dernières semaines.

Le juge de la Cour fédérale de Lagos, Abdulazeez Anka, a rendu sa décision suite à l’investigation menée par la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) contre cette ancienne figure de l’ancien gouvernement de Goodluck Jonathan.

Selon l’accusation, des comptes ont été ouverts dans des banques locales par des représentants de la compagnie pétrolière nationale (NNPC) alors qu’elle était ministre des hydrocarbures entre 2010 et 2015.

Cette saisie fait suite à la confiscation de nombre de ses avoirs, notamment des propriétés à Lagos et à travers le pays pour une valeur de 44,5 millions de dollars (37,5 millions pour un immeuble du riche quartier de Banana Island à Lagos, et plusieurs biens moins importants d’une valeur totale de 7 millions de dollars la semaine dernière).

Mme Alison-Madueke était l’une des figures les plus importantes de la précédente administration, et la première femme à la tête de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de Pétrole) entre 2014 et 2015.

Elle est actuellement en liberté sous caution à Londres après avoir été arrêtée dans le cadre d’une autre enquête, britannique, sur un vaste scandale de corruption internationale et de blanchiment d’argent.

Son nom a également été cité dans une plainte pour corruption visant deux hommes d’affaires nigérians aux États-Unis et dans une enquête en Italie concernant un contrat pétrolier de 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) avec les majors ENI et Shell.

Le président Muhammadu Buhari a été élu en 2015 sur la promesse de lutter contre la corruption endémique et l’impunité qui minent le Nigeria, principal exportateur d’or noir avec l’Angola sur le continent africain.

De nombreux biens ont été depuis saisis et des comptes en banque gelés, notamment visant des personnalités proches de l’ancien président Jonathan depuis passées dans l’opposition, mais aucun des […]


AFP