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C’est tout simplement un parjure ! Le patron voyou de la SocGen, le bankster Frédéric Oudéa a commis l’irréparable, à l’instar de Cahuzac devant l’Assemblée ; à son tour, lui aussi a agi de la même manière devant le Sénat et rien ne s’est produit à la suite de cet acte méprisable. Il n’y a pas un seul magistrat qui se soit auto-saisi pour instruire cette grave trahison et l’interroger sur ce mensonge commis devant la représentation nationale. Ces voyous osent tout de même déposer plainte contre J. Kerviel !!!


Des politiques et Jérôme Kerviel accusent le DG de la banque citée dans l’enquête « Panama Papers » d’avoir menti lors d’une audition sous serment au Sénat en 2012.  

Frédéric Oudéa avait affirmé en 2012 que la banque avait fermé ses implantations dans les pays figurant sur la liste grise des paradis fiscaux, ainsi que dans les États jugés non coopératifs, comme Panama.

Frédéric Oudéa peut-il être poursuivi pour faux témoignage? C’est ce que cherche le sénateur Éric Bocquet (Communiste, républicain et citoyen, CRC) qui a annoncé, mercredi 6 avril, que son groupe allait « saisir le bureau du Sénat » en vue de poursuivre en justice le responsable de la Société Générale sous ce chef d’accusation. La présidente de groupe CRC Éliane Assassi « souhaite mettre ce sujet dans le débat public et saisir le Bureau du Sénat de manière officielle et solennelle, afin qu’une suite puisse être donnée à cette affaire », a déclaré Eric Bocquet à l’occasion d’un rappel au règlement. « Les révélations de ces derniers jours soulignent la création de 975 sociétés offshore par la Société Générale entre 1977 et 2015″, écrit Éliane Assassi dans un courrier au président du Sénat Gérard Larcher (LR) qu’a eu ensuite l’AFP. Ces informations « ouvrent donc de toute évidence droit à poursuite pour faux témoignage de M. Oudéa », ajoute-t-elle.

Me Koubbi sur tous les fronts

« De mon côté, et à titre personnel, j’ai mandé un avocat en la personne de Me (David) Koubbi, spécialiste de ces sujets, pour agir sur le dossier », a indiqué le sénateur du Nord. Pour rappel, Me Koubbi est l’avocat de Jérôme Kerviel, accusé par son ex-employeur de lui avoir fait perdre 4,9 milliards d’euro en 2008 et condamné pour ces faits à cinq ans de prison dont trois ferme. D’ailleurs, l’ex-trader de la Société Générale s’en est aussi pris ce jeudi à Frédéric Oudéa qu’il accuse d’avoir « menti sous serment devant la représentation nationale ».

Le directeur général de Société Générale avait, en effet affirmé, lors d’une audition au Sénat en 2012 que la banque avait fermé ses implantations dans les pays figurant sur la liste grise des paradis fiscaux, ainsi que dans les Etats jugés non coopératifs, comme Panama. « A l’évidence, les informations qui nous parviennent cette semaine contredisent fondamentalement » les déclarations qu’avait faites en 2012 sous serment M. Oudéa devant la commission d’enquête sénatoriale sur l’évasion des capitaux, assure Eric Bocquet, qui en était président.

« La gravité des révélations rapportées nous commande me semble-t-il de réexaminer les déclarations faites sous serment par le président directeur-général du groupe Société Générale à l’aune de ces nouveaux éléments », a écrit de son côté la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann à Gérard Larcher.

5 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende

Un faux témoignage devant une commission parlementaire est passible jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

Frédéric Oudéa, a par ailleurs lui même défendu mercredi sa banque, citée dans l’enquête « Panama Papers », après la demande de transparence du ministre français des Finances Michel Sapin. « Je trouve scandaleux les amalgames et les inexactitudes qui sont véhiculés concernant la Société Générale, dans le cadre de cette enquête », a martelé Frédéric Oudéa dans un entretien au Figaro. Son groupe a notamment été épinglé dans ce dossier par le journal Le Monde pour avoir ouvert 979 sociétés offshore par l’intermédiaire du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca. « La Société Générale n’a plus aucune implantation dans les paradis fiscaux. Il ne faut pas confondre une implantation détenue et opérée par une banque, et les sociétés et structures qui sont détenues par nos clients », a affirmé Frédéric Oudéa. Il a souligné que son établissement ne travaillait en offshore qu’avec des clients « dont les motifs sont clairs » et que le fait d’avoir recours à une entité offshore pouvait « avoir bien d’autres motifs que fiscaux », citant par exemple des « situations familiales complexes ».

Challenges