Faudra-t-il badger pour entrer dans les grandes métropoles ?

Bien sûr, le but est, comme toujours, de vous sauver la vie et de se soucier de votre santé. Du coup, comme par magie, les politiciens géniaux que nous rémunérons grassement avec notre argent se sont dit : « on va taxer les voitures qui veulent entrer en ville ». À quel moment ces politiciens se sont dit qu’une voiture s’étant acquittée de son péage pourrait rouler au centre des grandes villes, tout en polluant moins ?! C’est comme pour la taxe carbone, les pays riches et les entreprises florissantes peuvent acheter des quotas de pollution en continuant à déverser leur poison dans l’atmosphère. Alors que la solution viendrait plutôt de véhicules moins polluants et certainement pas des voitures électriques qui représentent une source de pollution énorme avec leurs batteries. D’autant que cette décision d’installer des péages dans les grandes villes se doit d’être suivie de la mise en place de parkings gratuits à la périphérie des villes ainsi que d’un réseau de transport public efficace et peu cher, ce qui n’est pas le cas à Marseille par exemple.

En réalité, ceci n’est qu’un prétexte supplémentaire pour instaurer une taxe excessivement importante puisqu’il est question de cinq euros par jour pour les villes de plus de 500 000 habitants, ce qui fait quand même 100 € par mois environ pour un travailleur ! C’est extraordinaire de culot et ça va pourtant passer, car les Français sont devenus des mougeaos châtrés et TV-lobotomisés.


Un avant-projet de loi montre que l’exécutif souhaite faciliter la mise en place de péages pour entrer dans les villes de plus de 100 000 habitants.

Le but est de limiter la circulation automobile et lutter contre la pollution et les nuisances environnementales, selon le projet révélé par le site spécialisé Contexte.

Le gouvernement français s’apprête à faciliter la création de péages urbains dans les grandes agglomérations avec un tarif plafonné à cinq euros pour les véhicules légers, selon une version de l’avant-projet de loi d’orientation des mobilités publiée mercredi par le site d’information Contexte.

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, avait déjà exprimé le souhait de voir apparaître de tels péages, sur le même principe qu’à Londres ou à Milan, en levant les restrictions qui figurent aujourd’hui dans la législation.

« Un certain nombre de choses ont été réclamées par les élus locaux, et notamment la question du péage urbain », a reconnu le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, confirmant l’information. « Il y aura des possibilités, des limites. C’est-à-dire qu’on ne pourra pas dépasser un certain niveau de péage et ensuite les élus locaux décideront. »

Pour les villes de plus de 100 000 habitants

Très attendue par les professionnels des transports mais reportée plusieurs fois depuis le premier semestre, la loi d’orientation des mobilités devrait être présentée en novembre, selon le dernier calendrier donné par le gouvernement.

« Dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, une taxation des déplacements effectués au moyen de véhicules terrestres à moteur, dénommée ‘tarif de congestion’, peut être instituée par l’autorité organisatrice de la mobilité », est-il écrit dans l’un des articles.

Ces péages ont pour objectifs de « limiter la circulation automobile et lutter contre la pollution et les nuisances environnementales ».

L’argent ainsi récolté ira aux collectivités locales, qui seront libres de définir le périmètre des zones soumises à péage et les tarifs.

Maximum 5 €

L’avant-projet prévoit toutefois un plafond, fixé pour les véhicules légers à 2,50 € dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants et à cinq euros dans les villes de plus de 500 000 habitants « et 10 euros maximum pour les poids lourds », confirme François de Rugy. Les villes auront la possibilité d’instaurer des forfaits.

Les personnes vivant ou travaillant à l’intérieur des zones de péage pourront éventuellement être exemptées ou bénéficier de réductions.

Selon le ministre, le projet de loi devrait être présenté au Conseil des ministres « à l’automne » et au Parlement « en janvier ou février prochain sans doute ».


Ouest France / Reuters