Nous observons depuis quelques semaines un traitement médiatique important autour de la question Hong Kong/Chine. Nous avons des reportages détaillés et complets ainsi que des images et des vidéos commentées concernant le conflit. Ce week-end a vu également des manifestations en Russie qui ont été réprimées par le pouvoir et relatées dans la presse hexagonale. Concernant l’Algérie, toujours pas de travail journalistique sérieux malgré un nombre très important d’incarcérations des plus hauts responsables politiques, un ex-ministre de l’industrie – Abdeslam Bouchouareb – en fuite qui se terre en France à Paris où il a trouvé refuge, un ex-général sanguinaire – Khaled Nezzar – qui tweete et qui menace le chef d’état-major depuis l’Espagne, le patron de la police qui se retrouve en prison, les ex-patrons de la Sonatrach également… Bref, ce qui se passe actuellement en Algérie est explosif et aura assurément des conséquences lourdes et durables sur la France et pourtant, les médias estiment qu’il est plus important de parler des supporters de football que de politique !

Bien sûr, le pauvre petit peuple français croit que les journalistes font leur travail correctement et que s’ils ne parlent pas de l’Algérie c’est qu’il ne s’y passe pas grand chose. Sauf que lorsque l’on connaît la situation, que l’on parle arabe et que l’on s’informe sur les chaînes de télévision satellitaires, on comprend vite qu’il s’agit de censure au plus haut niveau de l’État et de l’appareil médiatique, car après la chute du régime d’Alger, toute révélation qui s’ensuivrait, fera couler un grand nombre de hauts responsables français, complices.


Les policiers anti-émeute ont cherché à disperser des manifestants rassemblés à Yuen Long, là où s’étaient déroulées dimanche dernier des attaques contre des militants pro-démocratie.

La police de Hong Kong a utilisé, samedi 27 juillet, des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc contre les participants à une manifestation interdite qui protestaient contre l’agression de militants pro-démocratie par des hommes soupçonnés d’appartenir à des triades, des gangs violents. Dans la soirée, les policiers anti-émeute ont cherché à disperser environ 200 manifestants rassemblés à Yuen Long, une ville proche de la frontière chinoise où s’étaient déroulées les attaques de dimanche dernier.

Des affrontements ont alors éclaté dans la gare de la ville, où les policiers équipés de matraques et de boucliers ont procédé à de nombreuses arrestations, laissant des mares de sang sur le sol. Au moins neuf personnes ont été blessées, dont cinq gravement, selon des sources hospitalières.

Des parapluies contre les gaz lacrymogènes

Une manifestation, qui n’avait pas été autorisée, a rassemblé samedi plusieurs milliers de personnes dans cette ville des Nouveaux territoires, une région rurale où les gangs et les comités pro-Pékin sont très influents. Au cours de la journée, la police avait déjà tiré à une dizaine de reprises des gaz lacrymogènes sur la foule, après des tensions avec certains manifestants. Dans le cortège, les manifestants se protégeaient avec des parapluies et s’éparpillaient dès qu’une salve de gaz lacrymogène était tirée dans leur direction.

Hong Kong est plongé depuis sept semaines dans la pire crise de son histoire récente, avec de gigantesques manifestations pacifiques contre le gouvernement local pro-Pékin mais aussi des affrontements sporadiques entre contestataires radicaux et policiers. Dimanche dernier, des hommes vêtus de t-shirts blancs, armés de battes et de bâtons, avaient passé à tabac des manifestants antigouvernementaux qui rentraient chez eux. D’après les autorités hospitalières, 45 personnes ont été blessées.


Photo d’illustration : un manifestant renvoie une grenade lacrymogène, le 27 juillet 2019, à Hong Kong. (ANTHONY WALLACE / AFP)

France Télévisions
27  juillet 2019