Il suffit de prendre cet autre exemple du Nigéria pour comprendre à quel point le résultat de la mortalité covid19 de la France est un des pires au monde d’autant que la France est censée avoir un excellent système de soins, bien plus sophistiqué que celui du Nigéria. Les pontes de l’AP-HP devraient avoir honte et se cacher pour le restant de leurs jours au lieu de parader sur les plateaux télé toute honte bue !


Tour du monde des traitements précoces, direction le Nigéria !

200 millions d’habitants pour environ 2000 morts, soit 10 morts par million d’habitants – rappelons que la France s’approche d’un ratio 150 fois supérieur. Le Nigeria est fort d’une histoire particulière avec l’ivermectine, utilisée de très longue date pour l’onchocercose notamment (la cécité des rivières). Ce médicament a été utilisé « probablement plus au Nigéria que dans n’importe quel autre pays du monde », nous explique l’invité de notre debriefing, le professeur Olufemi Emmanuel (Femi) Babalola.

Expert de l’ivermectine, il a travaillé dès mai 2020 à une étude randomisée contrôlée sur le repositionnement de l’ivermectine comme traitement contre la Covid-19 : ivercovid.com.

Cette étude a été faite avec le Professeur Christopher Bode et le pharmacologue Pr Adesuyi Ajayi, du Baylor College, Texas, USA. Il nous raconte l’approche adoptée dans son pays, la politique de soins, de traitements, et nous livre son analyse : pour lui, le laboratoire Merck a influé contre ce qui fut son produit historique, devenu non rentable, pour promouvoir son nouveau traitement, infiniment plus cher. L’influence des laboratoires est déterminante dans les raisons de ne pas utiliser ce traitement en Europe, avec le fait que les études effectuées à ce jour viennent pour la plupart de pays moins riches : Inde, Bangladesh, Nigéria, Argentine…


Pr Femi Babalola

France Soir

29 mars 2021