Quel politicien français n’a pas encore été mis en examen dans une sale affaire de corruption, de détournement, de trafic d’influence, d’abus de pourvoir… ?



L’ancienne garde des Sceaux a reçu 900 000 euros de Renault-Nissan pour des activités de conseil alors qu’elle était élue au Parlement européen.

La justice s’interroge sur la nature et la réalité de ces prestations.

L’ancienne ministre de la Justice et actuelle maire du 7e arrondissement de Paris Rachida Dati a été mise en examen dans l’affaire Renault-Nissan pour « corruption passive », « trafic d’influence passif » et « recel d’abus de pouvoir », révèlent ce mardi 27 juillet « le Canard enchaîné » et Franceinfo. La défense de l’ancienne garde des Sceaux annonce faire appel de cette mise en examen.

Une enquête avait été ouverte par le Parquet national financier (PNF) en mai 2019 concernant les activités de conseil exercées par Rachida Dati auprès de l’alliance Nissan-Renault et alors qu’elle était élue au Parlement européen, entre 2010 et 2013.

La justice soupçonne un emploi de complaisance, et des faits pouvant relever du trafic d’influence et de la corruption passive, et s’interroge tant sur la nature que sur la réalité de ces activités. Rachida Dati avait reçu 900 000 euros pour ses prestations.


Photo d’illustration : Rachida Dati le 7 novembre 2019 à Paris. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

 L’Obs

27 juillet 2021