Article complètement délirant du journal – Le monde- concernant l’installation d’une supérette Carrefour City dans le très chic VIe arrondissement parisien. C’est ce type de papier qui confirme l’effondrement de la civilisation moderne. On n’est vraiment pas très loin de la chute finale. Au début, on croyait qu’il s’agissait de l’ouverture d’une salle de shoot pour héroïnomanes mais non, il est question de l’ouverture d’une simple… supérette !
Ils sont 3000 personnes à avoir signé cette pétition et parmi eux : Jacques Toubon, Alain Souchon, Alain Finkielkraut et sa femme, Sylvie Topaloff, Catherine Frot et Pierre Richard (info démentie par l’intéressée via une vidéo postée sur les réseaux sociaux), Ruth Elkrief, Denis Olivennes et la député socialiste Céline Hervieu ! Comme vous pouvez le constater, on voit sur cette pétition la présence de quelques personnalités et artistes de gauche caviar qui ont oublié d’où elles venaient.
Les arguments sont tout simplement fous : « Les livraisons de Carrefour, à 6 heures du matin, ça va être insupportable. C’est un quartier résidentiel, pas un quartier ouvrier. Il faut tenir compte du biotope, c’est de la sociologie ! » dixit une ex-communicante de la télé qui n’a pas eu le courage de témoigner à visage découvert ! On a encore mieux : « C’est très protégé ici, et c’est normal. La police vient dès qu’on l’appelle. Quand on est à plus de 20 000 euros le mètre carré, on n’a pas envie d’avoir de la racaille en bas de chez soi ! » dixit le coiffeur du coin qui se prend pour Jeff Bezos ! Décidément la bêtise n’a plus de limites. Pour ce guignol, les gens qui font leurs courses à Carrefour sont des racailles ! De plus, il confirme que les riches ont un traitement de faveur concernant la sécurité publique par rapport aux pauvres, contrairement à la Constitution ! Enfin, pour lui, si vous êtes français et que vous habitez un logement à 1000-2000 € le mètre carré, la racaille ne va pas vous déranger tant que ça ! Ce qui n’a absolument aucun sens.
Quant au maire LR du secteur, il a eu une déclaration très juste : « Une grande partie des pétitionnaires ont bossé ou bossent dans la finance. Ils ont contribué à financiariser l’économie et donc à tuer les commerces de proximité les moins rentables. C’est un village d’enfants gâtés qui croient que tout leur appartient. » ! En réalité la seule et unique racaille en France habite dans les quartiers les plus riches car comme le dit un célèbre écrivain français, derrière chaque grande fortune se cache un grand crime.
Ce que nous apprend cette pétition : c’est l’existence d’une élite parisienne qui est complètement déconnectée du monde réel et qui se croit absolument tout permis. Tout permis au point d’insulter le reste de la population et de la traiter de « racaille » juste parce qu’elle vient faire ses courses dans une supérette ! C’est extrêmement grave mais ça a le mérite d’être clair et assumé.
Dans le 6ᵉ arrondissement, près du jardin du Luxembourg, les riverains du quartier des rues Vavin et Bréa s’insurgent contre l’ouverture d’un Carrefour City, soutenue par le maire. Une pétition a été lancée, signée de célébrités du monde de la chanson, du cinéma, de la politique ou des médias.
C’est une jolie placette ombragée, où les élèves de l’Ecole alsacienne, de Stanislas ou du lycée Montaigne ont l’habitude de se poser en grappes après les cours. Un coin prisé et préservé du 6e arrondissement, au croisement des rues Vavin et Bréa, en face du Luxembourg. Une scène d’Emily in Paris a été tournée à deux pas de la fontaine, sous la verrière du toit-terrasse qui surplombe le 19 de la rue Vavin… C’est là que, depuis des mois, un pittoresque conflit de voisinage oppose les riverains à l’enseigne Carrefour. Les guérilleros de ce coin huppé protestent contre l’ouverture sur la place d’un Carrefour City, le 21 août.
L’architecte des bâtiments de France a validé l’installation de la supérette face à l’immeuble classé du visionnaire Henri Sauvage, recouvert de céramique bleu et blanc, où le mètre carré s’arrache à plus de 30 000 euros. Mais rien n’y fait : la pétition lancée en avril par Bruno Segré, ex-journaliste économique et enfant du quartier, rassemble près de 3 000 signataires opposés au projet, qui se désolent de l’ouverture d’une cinquième supérette dans un rayon de 250 mètres…



























