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C’est assez extraordinaire cette histoire puisque le Conseil d’État a donné raison au tribunal administratif et à la mairie de Sisco sur l’interdiction d’un burkini qui n’existe pas et n’a jamais existé sur les plages de Sisco ! Le fantôme de Sisco, c’est le titre d’un bon livre à écrire…


« Le Parisien » apporte de nouveaux éléments sur la violente bagarre qui a secoué ce village de Haute-Corse, au milieu du mois d’août.  

Le brouillard se lève peu à peu sur la rixe de Sisco. Le 13 août, des habitants de ce village de Haute-Corse et des Corses d’origine maghrébine s’étaient violemment affrontés aux abords d’une plage. Beaucoup de témoignages s’étaient alors succédé. Et certains se révèlent aujourd’hui faux, selon les informations du Parisien.

Le quotidien reprend le récit de cette journée d’affrontements, qui avait fait au moins quatre blessés et provoqué de nombreuses tensions sur l’île. Le journal ajoute plusieurs précisions, notamment sur le passé du boulanger de Sisco – un ancien salarié de Bastia Securita, société proche des indépendantistes, ayant fait un passage par la case prison –, qui avait asséné un coup à un blessé au moment de son évacuation sur une civière. À noter que, dans le camp adverse, un des frères d’origine maghrébine a aussi un lourd casier judiciaire.

L’absence de burkini confirmée

S’appuyant sur le travail des enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie,  Le Parisien pointe du doigt le témoignage d’une jeune femme de 18 ans qui a évoqué la présence d’un « burkini » et d’une « machette », qui a participé à échauffer les esprits. Le quotidien rappelle qu’il ne s’agissait que de « robes longues » et d’un « couteau ». Le maire socialiste de Sisco avait annoncé, après les troubles, avoir pris un arrêté interdisant le burkini sur les plages de sa commune, afin de « protéger la population ».

Le Parisien souligne également les éléments sur lesquels les gendarmes, malgré les témoignages et leur enquête, n’ont toujours pas de réponse, les circonstances exactes du déchaînement de violence n’étant toujours pas éclaircies. « Personne ne sait de quel camp viennent ces cris, ‘Allahou akbar’, rapportés par des témoins. Ni qui a crevé les pneus de trois voitures des villageois. » 

Le procès permettra-t-il de comprendre comment s’est déroulée cette journée ? Réponse jeudi 15 septembre devant le tribunal correctionnel de Bastia où doivent comparaître cinq prévenus, trois frères d’origine marocaine et deux habitants du village de Sisco.

France TV Info