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Rappelons que le dioxyde de titane est le fameux colorant blanc que l’industrie alimentaire utilise très régulièrement aussi bien dans les bonbons que dans les biscuits ou le dentifrice,  etc. donc on en a déjà énormément partout. On apprend maintenant qu’il se retrouve dans les ganglions des personnes qui multiplient les tatouages. Il est également très curieux de voir les personnes souhaitant un tatouage choisir méticuleusement leurs tatoueurs se basant sur des critères d’hygiène et de stérilisation des outils alors qu’ils se font injecter dans le corps des poisons comme ces nanoparticules…

On constate également, et curieusement, cette présence constante du retour de bâton systématique des qu’il s’agit de faire n’importe quoi sur son propre corps comme le dénaturer et l’enlaidir à coups de tatouages gigantesques. Une jeune fille de 20 ans qui se bousille sa sublime peau naturelle avec un vulgaire tatouage est l’équivalent d’un enfant qu’on laisserait bousiller une sublime fresque de Raphaël. Un pur massacre, un sacrilège. Mais il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir extraordinaire de la télévision et des médias faisant passer pour beau ce qui est laid…


Les chercheurs mettent en garde sur la composition des encres de tatouage.  

Aujourd’hui, plus d’un français sur dix est tatoué, soit 7 millions de personnes. Les tatouages pourraient avoir un impact négatif sur la santé. D’après une étude publiée mardi dans la revue Scientific Reports, ils entraînent le dépôt à long terme de pigments et d’éléments toxiques dans le corps, qui pénètrent sous forme de nanoparticules.

Les auteurs de cette étude, des chercheurs de plusieurs pays (Synchroton européen de Grenoble (ESRF), Institut fédéral allemand pour l’évaluation des risques à Berlin, Université Ludwig-Maximilians de Munich, Physikalisch-Technische Bundesanstalt de Brunswick), ont pu notamment localiser la présence d’un composant courant des encres utilisées, le dioxyde de titane, un pigment blanc, dans les ganglions lymphatiques de personnes tatouées.

« Cela peut conduire à un gonflement chronique et à une exposition permanente », souligne un résumé de l’étude diffusé par l’ESRF, ajoutant que «la cicatrisation lente, le gonflement localisé de la peau, les démangeaisons parfois constatées après un tatouage, sont autant d’effets indésirables associés à des tatouages blancs et donc à l’usage du dioxyde de titane ».

Veiller à la composition chimique des encres

Ce pigment blanc, qui sert de base pour certaines nuances de couleurs, est aussi utilisé dans les additifs alimentaires, les crèmes solaires et les peintures.

Les encres injectées dans la peau à l’occasion d’un tatouage contiennent souvent des pigments organiques mais également des conservateurs et des contaminants comme le nickel, le chrome, le manganèse ou le cobalt.

« Quand quelqu’un veut se faire un tatouage, il est souvent très soucieux de choisir le bon salon, celui où les normes sanitaires sont respectées, celui où des aiguilles stériles neuves sont utilisées », constate Hiram Castillo, de l’ESRF. « Mais personne ne se pose la question de savoir quelle est la composition chimique des couleurs utilisées. Notre étude montre qu’il le faudrait ! »

« Nous ne savons pas aujourd’hui comment les nanoparticules réagissent »

Jusqu’à présent, les dangers potentiels du tatouage n’avaient été étudiés que par des analyses chimiques menées in vitro sur les encres. Et la coloration des ganglions lymphatiques avait déjà été observée de visu. Mais «ce que nous ne savions pas, c’est que les pigments voyagent dans le corps sous une forme nano (…) et c’est le problème : nous ne savons pas aujourd’hui comment les nanoparticules réagissent», explique Bernhard Hesse de l’ESRF, auteur principal de l’étude.

Pour obtenir la preuve ex-vivo d’un transport des pigments et d’éléments toxiques dans le corps, l’équipe de chercheurs a utilisé les rayons X ultra-puissants de deux lignes de lumières du synchrotron. Il est apparu que les particules issues des tatouages pouvaient être transportées passivement par le sang et les fluides lymphatiques, ou bien activement par des cellules immunitaires qui les phagocytent, avant d’être déposées dans des ganglions.

Prochaine étape de la recherche : analyser d’autres échantillons de patients tatoués présentant des effets indésirables et […]


Anne-Charlotte Dancourt – Le Parisien / AFP