Ce genre de déclarations et d’affaires lamentables expliquent comment les politiciens qui prennent le pouvoir se moquent allègrement du peuple, sauf que pour s’en rendre compte il faut avoir du courage et une honnêteté intellectuelle, car c’est extrêmement déstabilisant, voire effrayant.


L’entourage du premier ministre a fait savoir que l’enquête ouverte n’était pas de nature à provoquer la démission de Richard Ferrand.

 À en croire Matignon, Richard Ferrand n’est pas menacé à son poste de ministre de la Cohésion des territoires après l’ouverture d’une enquête concernant ses montages immobiliers. L’entourage du premier ministre a fait savoir que cette procédure lancée par le parquet de Brest « ne change rien aux règles fixées » par Edouard Philippe.

« Le Premier ministre s’est exprimé. Il a fixé des règles claires. On est à l’intérieur de ces règles », ont indiqué les services de Matignon à l’AFP.

En visite dans le Morbihan, Emmanuel Macron a de son côté refusé de commenter cette affaire. « Je suis d’abord venu voir les Bretons et les Bretonnes », a-t-il éludé, après une question portant sur Richard Ferrand. « Je ne ferai pas de commentaire sur ce sujet-là, je l’ai dit », a-t-il insisté.

Cédric Pietralunga@CPietralunga

« Je suis d’abord venu voir les Bretons et les Bretonnes » répond @EmmanuelMacron aux questions sur @RichardFerrand ce matin à Etel (Morbihan)

« S’il y a confirmation ou infirmation, cela permettra de prendre les décisions », a-t-il dit avant de rappeler: « Le premier ministre a fixé une règle: si Richard Ferrand était mis en examen, il serait immédiatement démis de ses fonctions ».

À gauche comme à droite, les réactions n’ont pas tardé. Marine Le Pen a ainsi estimé que cette affaire « ressemble fichtrement à l’affaire Fillon », bien qu’il n’y ait aucun soupçon d’emplois fictifs qui pèse sur Richard Ferrand.

« Quand la première décision que vous prenez, c’est une loi de moralisation de la vie politique – dans moralisation, il y a morale – on ne peut pas venir nous expliquer aujourd’hui que les agissements de M. Ferrand sont acceptables », a-t-elle expliqué.

Position « intenable », voire « toxique »

Razzy Hammadi, porte-parole du PS, a lui jugé la position du gouvernement « intenable », voire « toxique », et l’a comparée l’affaire Cahuzac, qui avait « coûté très cher » au gouvernement sous la présidence de François Hollande.

« La position devient intenable, et elle devient nocive pour ne pas dire toxique pour ce gouvernement », qui avait fait de…


Photo d’illustration : L’enquête sur Ferrand,  BENOÎT TESSIER / REUTERS

Romain Herreros

Journaliste politique

HuffPost

01 juin 2017