La Cour des Comptes a rendu dans son dernier rapport concernant la gestion du Conseil de l’Ordre des médecins, des conclusions très sévères. Nous avons déjà parlé sur ce site du manquement de ce même Conseil de l’Ordre dans l’affaire du médecin violeur récidiviste André Hazout, sévèrement condamné par la cour d’assises. En effet, le médecin violeur avait été protégé par cette instance ordinale pendant plus de 20 ans comme l’a démontré l’enquête judiciaire après la perquisition de ses locaux. Cela se répétera dans la région du Mans dans une autre affaire de viol puisque malgré différentes plaintes déposées par les patientes au niveau de l’ordre, rien ne sera fait pour mettre fin aux agressions sexuelles et viols du docteur Jean-Paul Guittet !

Ces deux cas précis sont d’autant plus choquants que les instances ordinales ne ratent jamais l’occasion de sanctionner sévèrement des médecins qui critiquent les dérives de Big Pharma comme l’ont été les professeurs Philippe Even et Bernard Debré ! On peut également constater leur silence malgré une dégradation très importante de la qualité des soins dans les hôpitaux français ce qui représente encore une fois une curiosité car cette dégradation ne peut qu’avoir des conséquences fâcheuses et immédiates sur la santé des patients.

Il serait vraiment temps de commencer à réfléchir à la fermeture de ces structures professionnelles internes  et à la nécessité de les remplacer par des structures administratives ordinaires qui, du reste, existent déjà, en leur conférant des attributions à même de leur permettre de faire régner l’ordre et la discipline.