Frères aryens,
En ces temps d’incertitude et de chaos, mais aussi de victoires relatives en Italie, en Autriche et au Brésil, nous ne devons pas oublier notre objectif : exterminer toutes les sous-races humaines pour permettre à la race aryenne de régner sur Terre et d’y vivre heureuse, étant entendu que toutes les races humaines sont des sous-races devant la race aryenne. Tout au plus, nous laisserons en vie quelques sous-races pour servir notre noble race, et ils nous serviront en tant qu’esclaves bien-sûr. Seul l’aryen peut être libre, mais il ne sera libre qu’en détruisant l’autorité planétaire du Veau d’or édifiée par la race maudite apatride et en lui substituant l’autorité planétaire de notre race ; pour y parvenir nous devrons évidemment exterminer définitivement cette vermine de race apatride. D’une manière générale, ne vous laissez pas duper, frères aryens, lorsque vous entendez parfois parler ici ou là de remigration, car la remigration n’est pas la solution, l’extermination est la solution. Par ailleurs, frères aryens, nous devons faire face à un problème interne crucial, nos femelles ne veulent plus nous faire d’enfants, et la perpétuation de notre race est menacée. Nos femelles préfèrent faire des enfants avec les sous-races, elles préfèrent se métisser. Pour y remédier, nous devrons mettre en place une politique de natalité obligatoire par la force. Je préconise la légalisation du viol des aryennes par les aryens et l’interdiction absolue de l’avortement. Les femelles aryennes rebelles seront parquées dans des camps et seront mises enceintes par des aryens sous la contrainte. Cette politique devra être absolument implacable et ne jamais céder au moindre sentiment. La perpétuation de notre race se fera avec ou sans sentiments, avec ou sans amour. Frères aryens, le seul amour qui vaille est l’amour de notre race, c’est une loi que nous devrons imposer à tous nos frères et toutes nos femelles. Nous sommes les seigneurs sur Terre, les seuls seigneurs, nous ne nous soumettons à personne et tous et tout doivent nous être soumis. Nous ne nous soumettons à aucune vérité, la seule vérité est celle que nous créons et que nous imposons, par la force s’il le faut. Quant à nos frères aryens qui nous combattent et nous haïssent, assez nombreux il faut bien le dire, il faudra les rééduquer dans des camps ; ceux qui ne seront finalement pas rééducables devront être éliminés. Pour compenser la perte de ces frères, nos femelles devront enfanter plus. Abordons maintenant la question de l’éducation, hormis l’enseignement des lettres aryennes à la gloire de la race aryenne et des sciences aryennes au service de notre race, les enfants aryens devront être éduqués à l’obéissance, à l’amour exclusif de notre race et au mépris impitoyable des autres races. Frères aryens, nous régnerons sur toute la surface de la planète, sous toutes les latitudes nos esclaves n’auront qu’une seule alternative : être totalement docile ou mourir. S’il arrivait que nos femelles s’accouplent avec des esclaves, ces femelles seraient décapitées en place publique ainsi que leurs enfants métisses et leur géniteur. Nous devons être implacables pour la perpétuation de notre race. Nos sentiments personnels n’ont pas de place pour l’édification perpétuelle de notre race et sa domination totale. Si un mensonge peut soutenir notre race, il vaut mieux un mensonge que la vérité, la perpétuation de notre race passe avant la vérité, et avant la justice. Le droit absolu de notre race est la seule justice, frères aryens. Que nous commettions des erreurs ou des fautes, ou des crimes, il n’en reste pas moins que nous sommes toujours les maîtres, ne l’oubliez pas. Et les maîtres vivent par delà le bien et le mal, ou pour être plus précis, le bien c’est ce qui est bon pour notre race, et le mal c’est ce qui est mauvais pour celle-ci. Je veux dire qu’un crime peut être bon pour notre race, et inversement, un acte de générosité peut être mauvais pour notre race. Nous devons bannir les sentiments personnels, les interdire à terme, y compris pour les femelles. L’aryen accompli n’a pas de sentiments, il n’a que des devoirs, ou plutôt il n’a qu’un devoir, servir sa race jusqu’à la mort. Notre religion est notre race, n’en doutez jamais, chers frères, nous devons chasser le doute de nos esprits, le doute est un poison pour notre race, il faudra l’interdire à terme, et interdire par là-même la philosophie. Le doute est une faiblesse et aucune faiblesse ne peut être tolérée parmi nous. Voilà les grandes lignes de notre combat éternel. Force et honneur à tous.