En postant sur sa chaîne la vidéo de BFMTV relative à l’interview le concernant, réalisée chez Bourdin, Monsieur Tariq Ramadan agit en connaissance de cause ; ce faisant, il trahit à l’évidence une agitation caractéristique de ceux qui ne sont pas en paix, ayant le plus grand mal à se maîtriser. Le fait qu’il ait pris l’initiative de s’adresser lui-même à un média mainstream pour que sa parole soit entendue prouve qu’il s’est longuement préparé à ce face à face. Alors que BFMTV a pris soin d’occulter le patronyme de la deuxième plaignante, en l’occurrence « Christelle » respectant ainsi les dispositions de l’article 39-3 du code de procédure pénale, Monsieur Tariq Ramadan ne s’est pas privé de dévoiler son nom et son prénom, en violation de la loi, la livrant ainsi à la vindicte de ses sectateurs connus pour leur violence verbale et leurs menaces physiques, encouragés en cela par Maître Marsigny qui avait affirmé sur un plateau télé qu’« il les comprenait ». Il n’a pas hésité non plus à publier l’identité complète de la plaignante Christelle sur les communiqués de presse de son association « Horizons » ainsi que dans son livre ! Comment peut-il espérer des juges qu’ils soient cléments envers lui avec de tels comportements ?

Alors que la justice ne s’est pas encore prononcée de manière définitive sur ses nombreuses affaires, Monsieur Tariq Ramadan claironne urbi et orbi son innocence et menace les plaignantes de représailles. Chercherait-il à intimider la plaignante suisse ? Si, comme il n’a cessé de le répéter, Monsieur Tariq Ramadan fait confiance à la justice et s’il est réellement convaincu de son innocence, pourquoi agit-il de cette façon ? Pourquoi ces menaces qui ne sont rien d’autre qu’une forme d’intimidation ?

Il oublie cependant que les musulmans, ceux qu’il a dupés et mystifiés, en se présentant à eux sous le masque angélique, ô combien trompeur, de l’érudit exemplaire, donneur de leçons, sont bouleversés et anéantis d’avoir découvert qu’il est en vérité un faux dévot, un tartuffe doublé d’un menteur et d’un adultère pervers sexuel.

Il a osé dire qu’il s’excusait, non pas auprès de tous les musulmans, mais auprès de ceux parmi les musulmans qui ont pu être déçus, insinuant par là qu’il en est qui ne le seraient pas. Comment peut-il penser un seul instant qu’il pourrait y avoir des musulmans n’ayant pas été déçus par son comportement abject et indigne, sauf à les recruter parmi ses semblables, suivant l’exemple du « Maître ».

Comment a-t-il pu oser dire que la condamnation de la sodomie était un sujet controversé et que divers avis avaient été exprimés à ce sujet, alors qu’il avait affirmé auparavant que toutes les écoles la condamnaient  ? Parlerait-il des mœurs et usages en cours dans certaines sectes ?

Nous savons tous que la secte des frères musulmans ne s’embarrasse pas de considérations morales ; il n’est que de rappeler le scandale ayant éclaté au Caire au milieu des années 1940 où il était question d’adultère et  d’orgies, visant Abdelhakim Abidine le beau-frère de Hassan el Banna, le grand-père de Monsieur Tariq Ramadan et fondateur et chef de la confrérie. Celui-ci a préféré préserver son beau-frère Monsieur Abidine reconnu coupable par la commission d’enquête qu’il a pourtant lui-même constituée et exclure Ahmed Soukkari le président de ladite commission et membre historique des Frères musulmans. Sans commentaire !

Monsieur Tariq Ramadan ne sera jamais un exemple à suivre pour les musulmans. Il est vrai qu’avec sa réforme radicale et son mode de vie à mille lieues des prescriptions coraniques, il pourrait, si sa responsabilité pénale était définitivement écartée, être repêché par l’establishment pour en faire un nouveau Chalghoumi plus présentable que le premier et maîtrisant la langue de Molière.

Concernant le mensonge, il est question de la conférence de Baltimore dont la date devait correspondre exactement à celle du présumé viol en réunion à Lyon ; on en a déjà parlé sur ce site.


Rappel