Donc, lui a le droit de parler, d’écrire et vendre un livre en passant à la télé et à la radio autant de fois qu’il le souhaite sans oublier les réseaux sociaux ; par contre, il veut interdire à la présumée victime suisse de s’exprimer ! Logique et sain.


L’islamologue Tariq Ramadan se tourne vers le Tribunal fédéral pour obtenir le silence d’une plaignante qui l’accuse de viol à Genève.


 

Son recours intervient alors qu’il vient lui-même de publier un livre sur les affaires en cours.

L’information, révélée par la Tribune de Genève mercredi, a été confirmée par les défenseurs de l’accusatrice Robert Assaël et Alec Reymond. L’islamologue, qui veut obtenir de la plaignante et de ses avocats qu’ils gardent le silence, a été débouté à deux reprises par la Cour pénale de recours (CPR) genevoise sur cette question.

Une procédure « pour épuiser la victime »

Pour les deux défenseurs, ce recours devant le Tribunal fédéral « vise à épuiser la victime et à la ramener au silence dans lequel elle est restée trop longtemps ». Les avocats de la plaignante font remarquer aussi que Tariq Ramadan publie en même temps un livre, « intense campagne médiatique à l’appui, sur les procédures pour viol qui sont dirigées contre lui, traitant les victimes de menteuses ».

Robert Assaël et Alec Reymond estiment qu’il « n’y a pas un secret de l’instruction et qu’une partie de la procédure est libre de s’exprimer sur l’affaire, en particulier sur son avancée ».

De leur côté, les défenseurs de Tariq Ramadan à Genève, Guerric Canonica et Pierre de Preux, n’ont pas souhaité faire de commentaire.


ats/oang

16 octobre 2019