Les affaires judiciaires se corsent et se compliquent pour Tariq Ramadan, la justice genevoise ayant décidé de le mettre en prévention, l’équivalent en France de la mise en examen, après avoir estimé qu’il y avait assez d’éléments recueillis après l’instruction de la plainte d’une quadragénaire convertie à l’islam et ayant croisé le chemin du prédicateur helvète accusé de l’avoir violée.

Cette nouvelle mise en examen ne va pas arranger sa prochaine audition du 18 septembre 2018 devant les juges parisiens étant donné qu’ils ont dû recevoir une demande d’audition de la part de leurs collègues suisses afin d’entendre l’accusé !

Bien sûr, les soutiens du prédicateur aux faux diplômes et au titre usurpé de professeur de l’université de Fribourg, vont crier au complot et à l’acharnement judiciaire. En première ligne, sa propre fille Maryam Ramadan qui semblerait également être dans le collimateur de la justice genevoise après avoir divulgué partiellement l’identité de la plaignante suisse, selon le journaliste Ian Hamel. Pourtant, elle sait très bien que balancer l’identité de la plaignante est extrêmement grave car cela pourrait lui attirer une horde de trolls qui vont la harceler et l’intimider ! C’est la stratégie qui a d’ailleurs été utilisée dès le départ avec toutes les plaignantes ou les personnes critiques envers son père. Il faut dire qu’il faut être vraiment solide pour résister à toutes ces insultes, diffamations et menaces.

Malgré tous ces faits accablants, d’aucuns continuent, avec un culot inouï, de crier au complot politique au lieu d’accepter la réalité telle qu’elle est, avec sa laideur s’il le faut. Alors qu’il suffit tout bonnement de laisser la justice faire son travail et d’enquêter afin de démêler le vrai du faux et surtout cesser d’accabler les plaignantes et de se ridiculiser de la sorte.