C’est le cas pour plusieurs villes dans le monde et ça ne peut être rattaché qu’aux problématiques des épandages – chemtrails – surtout en pleine période de confinement et de chute du trafic aérien ! Affaire à surveiller de près…


Des avions de transport militaire, et des avions de chasse, volent dans le ciel de Toulouse, en ce début mai 2020.

Et cela n’a rien à voir avec le (dé)confinement… Explications.

Alors que le trafic aérien a quasiment été réduit à néant depuis le début du confinement, à Toulouse, plusieurs avions militaires ont tourné sur la Ville rose, ces derniers jours. Et cela n’a pas manqué d’intriguer de nombreux habitants, étonnés de cette présence en ces circonstances.

« J’espère que le Président ne perd pas la tête ! »

« Depuis plusieurs jours je vois un avion ressemblant à un avion de l’armée faire des rondes autour de chez moi. J’habite non loin de Colomiers. Avez-vous une idée de pourquoi il tourne ainsi ? », s’interroge Jordan sur Facebook, qui indique avoir repéré l’avion à maintes reprises, y compris pendant la nuit, vers 22 heures mardi 6 mai 2020. « Un avion A 400 M à 17h passe dans les airs de Toulouse. À 19h, 4 avions de chasse Rafale, se poursuivent dans le ciel Toulousain ! J’espère que le PR (Président de la République, ndlr) ne perd pas la tête », tweete de son côté Patrick.

Des A400M et un avion de chasse

D’autres internautes nous ont également questionnés ces derniers jours sur le survol d’un A400M, l’avion militaire d’Airbus (et à Toulouse, on ne s’y trompe pas !), mais aussi de plusieurs avions de chasse ressemblant en effet à des Rafale (construit par Dassault), à basse altitude. Deux fleurons de l’armée française, dans le ciel de la Ville rose, en plein confinement… Mais pourquoi ça ? Éléments de réponse.

Des exercices, avant de partir au Sahel

« Les avions militaires effectuent en ce moment des vols pour qualifier les équipages de l’armée de l’air, ainsi que les chefs largueurs matériel du 1er RTP, en vue de leurs engagements prochains en opération extérieure, notamment au Sahel », souffle à Actu Toulouse la 11e brigade parachutiste, basée à Balma (Haute-Garonne), aux portes de la Ville rose. En clair, il s’agit d’exercices de formation aux différents types d’avions, notamment ceux de nouvelle génération, comme l’A400M…

La 11e BP indique que ces opérations se tiennent à l’ouest mais aussi au nord de Toulouse, et sur quatre types d’aéronefs : « Ces largages sont réalisés à Fonsorbes voire à Caylus à partir de l’A400M, du CASA (le C295, également un Airbus de l’armée, ndlr), mais aussi « du C130J et du C160 », deux autres avions de transport militaire.

Également interrogée par Actu Toulouse, l’Armée de l’air précise :

L’Armée de l’air s’entraîne en tout temps et en tout lieu, de jour comme de nuit, pour assurer la formation et la qualification de ses équipages. Ces entraînements sont indispensables pour permettre à nos aviateurs d’acquérir et de maintenir les compétences opérationnelles nécessaires à l’exécution de leurs missions.

Police du ciel ? Dissuasion nucléaire ?

Quant à la présence d’avions de chasse, une chose est sûre, leur survol n’a rien à voir avec la brigade parachutiste. L’Armée de l’air indique simplement que ces survols d’avions de chasse ou d’avions de transport militaire surviennent « dans le cadre d’entraînements », ou « dans le cadre des missions permanentes de l’Armée de l’air, comme la mission PPS-A dite ‘Police du ciel’, ou la mission de dissuasion nucléaire ».

Au sujet des avions de chasse, elle ajoute que « dans le contexte actuel de crise sanitaire, la Posture permanente de sûreté-Air (ou police du ciel, ndlr) continue d’être assurée par l’Armée de l’air sous l’autorité du Commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes. Même chose pour la mission de Dissuasion nucléaire sous l’autorité du Commandement des forces aériennes stratégiques ».

Car la grande muette le dit : « L’objectif reste le même, faire respecter la souveraineté de l’espace aérien français et assurer la défense du territoire ».

Rien à voir avec le confinement

En somme, les avions de transport militaire sont là pour l’entraînement des soldats, avant de partir au Sahel. Pour les avions de chasse, il s’agirait soit d’une mission de police du ciel, soit de dissuasion nucléaire.

Contrairement à ce que redoutent certains, cette opération n’a donc strictement rien à voir avec le confinement ou le déconfinement, si ce n’est que les militaires restent eux-aussi soucieux de la propagation de l’épidémie de Covid-19. L11e brigade parachutiste indique :

La poursuite de ces activités se fait dans le strict respect des gestes barrières afin de préserver le personnel militaire.

Même dans le ciel, le virus est dans l’air !

Vidéo. Un avion militaire survole la région de Toulouse

Sur ces images fournies par un internaute d’Actu Toulouse, un avion militaire passe au-dessus de La Salvetat-Saint-Gilles et Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne), à l’ouest de Toulouse, lundi 4 mai 2020 après-midi : […]


Photo d’illustration : plusieurs types d’avions de l’armée, de transport militaire (ici, l’A400M d’Airbus), mais aussi de chasse, survolent Toulouse en ce début mai 2020 (©Illustration / Adobe Stock)

Actu.fr

6 mai 2020