Comment peut-on être aussi aveugle devant une telle souffrance professionnelle. Agnès Buzyn, ministre de la santé et ex-salariée de Big Pharma, a osé débloquer et affecter 70 millions d’euros (sic) en croyant que cela pouvait suffire à régler le problème. Au même moment Big Pharma continue à se gaver de l’argent des contribuables français en vendant, sans contrôles, des médicaments à des prix exorbitants, sachant que les remboursements sont décidés dans la plus grande opacité.


Les infirmiers et infirmières de nuit du CHU de Besançon (Doubs) ont été placés en arrêt maladie pour épuisement professionnel, lundi 24 juin. « On n’arrive plus à faire face. C’est une situation qui n’est pas tenable« , témoigne Thibaud, infirmier de nuit au service d’accueil des urgences adultes du CHU, et lui-même placé en arrêt maladie par un médecin.

En arrêt avant de commettre de « graves erreurs »

Un poste de nuit a été récemment supprimé aux urgences du CHU, touchées par une grève depuis plusieurs semaines. « On se retrouve tout seul, sans aide-soignant, sans collègue, pour s’occuper de dix box de soins. C’est une situation qui n’est pas tenable, explique Thibaud. On a une augmentation du nombre de patients et les effectifs ne suivent pas. Le service n’a jamais été réorganisé depuis de nombreuses années et on n’arrive plus à faire face. » La direction répond qu’elle « n’a pas les moyens » pour arranger les choses, assure Thibaud.

« Personne ne répond aux signaux d’alerte, aux problèmes d’organisation et d’effectifs, confie l’infirmier sur franceinfo. Tous ces problèmes nous ont poussé à un épuisement professionnel et à nous mettre en arrêt avant de commettre de graves erreurs. »

Des arrêts de travail de sept à 15 jours

Les infirmiers des urgences ont été remplacés par des collègues d’autres services, explique France Bleu Besançon. Selon Thibaud, il faudrait « un investissement massif dans les services d’urgence »