Non seulement cette volonté d’accéder à toutes nos communications est totalement illégale et malsaine mais pire encore, cela ne servira strictement à rien dans le combat contre la pédocriminalité par exemple ou contre toutes les mafias européennes de plus en plus puissantes ! Il est très curieux de constater qu’il faille systématiquement toujours plus d’argent et abandonner toujours plus de liberté pour avoir toujours moins de résultats ! Tout ceci bien sûr avec la promesse de garantir notre sécurité !


L’organisation Interpol a dans ses cartons une résolution réclamant un affaiblissement des systèmes de chiffrement, notamment ceux utilisés dans les messageries en ligne.

Le texte est poussé par le FBI, qui se plaint régulièrement de « l’excès de cryptographie ».

Haro sur le chiffrement des communications. Ce lundi 18 novembre devrait être publiée une résolution de l’organisation Interpol s’opposant à un trop haut niveau de protection pour le public, au motif que les dispositifs très perfectionnés nuisent à l’avancement des enquêtes et à la traque des malfaiteurs. C’est que rapporte Reuters, en s’appuyant sur des sources proches de la police.

Selon nos confrères, ce projet de résolution a été introduit par le FBI. La police fédérale critique de longue date la protection des terminaux et des communications (surtout le chiffrement de bout en bout, une technique qui fait en sorte que seuls l’émetteur et le destinataire soient en capacité de lire le message). C’est pour son patron un « problème urgent de sécurité publique ».


Le FBI a des problèmes avec le développement de la cryptographie. // Source : FBI

Appel à des Backdoors

Pour y mettre fin, le texte propose la méthode à suivre pour éviter que la cryptographie ne multiplie les forteresses imprenables : les entreprises concernées « devraient inclure dans la conception de leurs produits et services chiffrés des mécanismes permettant aux gouvernements, agissant avec l’autorité légale appropriée, d’avoir accès à des données dans un format lisible et utilisable ».

Ces mécanismes sont généralement décrits comme des portes dérobées (backdoors), c’est-à-dire des faiblesses introduites volontairement pour aménager un accès spécial.

Un brouillon de cette déclaration a pu être consulté par l’agence de presse et celui-ci mentionne le cas des prédateurs sexuels d’enfants, argument-massue pour rallier à l’idée qu’une réduction des libertés publiques…


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