C’est à peine croyable, si bien qu’on ne sait même plus quoi penser lorsque l’on se retrouve face à une information aussi violente. Il s’agit tout de même d’un ex-juge pour enfants, censé dans l’exercice de son ministère, défendre les plus fragiles c’est-à-dire des gamines et des gamins. S’il est capable de réserver un tel sort à sa propre fille de 12 ans, on imagine aisément ce qu’il est prêt à faire avec les enfants des autres ! Tout simplement effrayant ! On apprend de plus que la mère, également magistrate, a été mise hors de cause alors qu’il s’agissait d’une proposition libertine de couple ! Ce pays marche sur la tête.

Il y a pourtant beaucoup plus grave ! C’est le silence des médias et de la société civile en général devant cette maladie mortelle extrêmement grave de la pédocriminalité ! Nous avons déjà réalisé un travail conséquent sur les réseaux élitistes pédocriminels parisiens avec l’affaire Gabriel Matzneff, il faut continuer à le faire, c’est essentiel et URGENT !



Selon les informations d’Europe 1, un magistrat dijonnais de 55 ans a été mis en examen à Besançon pour avoir, sur un forum de rencontres libertines, proposé à des inconnus d’avoir des relations sexuelles avec son épouse et d’y inclure leur fillette de 12 ans.  


L’affaire, jugée sensible, a été traitée dans la plus grande discrétion. Elle concerne un couple de magistrats, mariés, adeptes des sites internet libertins leur permettant de contacter des partenaires pour des relations sexuelles à plusieurs. Un aspect de leur vie privée nullement répréhensible entre adultes consentants. Mais à l’automne 2019, selon les informations d’Europe 1, une enquête préliminaire a été ouverte lorsque le père de famille a élargi ses propositions habituelles. À ses interlocuteurs en ligne, il offrait la possibilité d’avoir des rapports sexuels non seulement avec sa femme mais également avec leur fillette, âgée de 12 ans à peine.

De multiples propositions pendant plusieurs mois

Si aucun internaute n’a répondu favorablement à son offre, les messages ont en revanche été signalés à la police et à la justice qui s’en sont saisis. Quelque huit mois d’enquête ont ainsi mis en évidence les propositions répétées de cet homme, qui n’hésitait pas à diffuser à l’appui de ses messages une photo de sa fille en maillot de bain. Le 4 juin dernier, le couple de magistrats a été placé en garde à vue et interrogé par les enquêteurs de la police judiciaire.

L’épouse a assuré ne pas être au courant des propositions formulées en ligne par son mari. Elle a été remise en liberté et ne fait l’objet, à ce stade, d’aucune poursuite judiciaire. Son époux aurait quant à lui reconnu être l’auteur des messages, mais il prétend qu’il s’agissait uniquement de « fantasmes » et qu’il n’aurait jamais laissé de tels actes se réaliser. Quant à la fille du couple, entendue par les enquêteurs, elle n’aurait subi aucune atteinte sexuelle.

7 ans de prison encourus

À l’issue de sa garde à vue, le père de famille a été déféré au parquet de Besançon, où le dossier a été dépaysé, le couple de magistrats exerçant à Dijon. Le mari a été mis en examen pour « offre, même non suivie d’effet, à une personne de commettre à l’encontre d’un mineur un viol, une agression sexuelle ou de la corruption de mineur ». Pour ces délits, il encourt théoriquement une peine maximale de 7 ans de prison et 100.000 euros d’amende.

Sa suspension demandée

Ancien juge des enfants il y a une quinzaine d’années, ce magistrat a été laissé libre sous contrôle judiciaire avec notamment une obligation de soins et l’interdiction d’exercer une activité professionnelle au contact de mineurs, en attendant son futur procès en correctionnelle. L’affaire a également fait l’objet d’un signalement interne au ministère de la Justice. Toujours selon nos informations, la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a saisi jeudi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) en vue de prononcer la suspension temporaire de ce juge.


Europe 1Guillaume Biet
12 juin 2020