uber


Cette nouvelle économie est aussi virtuelle que factice, elle ne repose sur rien de sérieux ni de solide. Elle est même très dangereuse car elle cause de gros dégâts économiques, au point de risquer de disparaître très vite. ..


Une décision de la cour suprême californienne pourrait forcer les entreprises comme Uber faisant massivement appel à des « indépendants » à les requalifier en salariés. Remettant ainsi en cause tout leur modèle économique.

Uber a du souci à se faire : la cour suprême de l’état de l’ouest américain a rendu un jugement qui pourrait forcer les services de VTC opérant dans sa juridiction (Uber, Lyft, etc.) à salarier leurs chauffeurs. Les juges de la cour ont en effet forcé l’entreprise de livraison Dynamex Operations West à requalifier ses livreurs, déclarés comme indépendants, en salariés, comme le relaie Ars Technica. Une décision d’importance dans un pays dont le droit est bâti sur la common law, un système juridique où ce sont les tribunaux qui font la loi au fil de leurs décisions (contrairement à la France où ce sont d’abord les législateurs qui s’occupent d’écrire les textes).

La cour suprême californienne a rendu bien plus difficile pour une entreprise d’avoir massivement recours à des indépendants en définissant précisément les différences d’emploi d’un travailleur indépendant et d’un salarié. Les sociétés comme Uber utilisent le statut plus fragile et moins coûteux de l’indépendant pour offrir des services à coût inférieur à du travail salarié, puisque qu’elles laissent à la charge des « indépendants » le coût des cotisations sociales et d’assurance maladie.

Selon plusieurs spécialistes interrogés par Ars Technica, ce verdict pourrait non seulement changer le type de business d’Uber et consorts en Californie… mais aussi sur tout le territoire américain. Selon un professeur de droit du travail à l’Université d’Illinois sollicité par Ars Technica, « Il semble difficile pour Uber de continuer son activité avec de telles (augmentations) de coûts. Dans le futur, ils pourraient se retirer de cet immense marché (américain, ndlr) et se concentrer sur des marchés à l’international avec beaucoup de population et moins de régulations ».