Cette mère courageuse et déterminée dénonce la mauvaise information médicale en direction des malades et de leurs familles, ce qui a entraîné des conséquences lourdes sur la santé des victimes. Nombre d’enfants nés de mères ayant consommé cette molécule durant leur grossesse, présentent des malformations physiques et des troubles du comportement. Ce qui est incompréhensible et inadmissible, c’est que ce médicament continue à être prescrit en dépit des risques connus. C’est dire l’intérêt que porte Big Pharma à la santé humaine. Il y a même des médecins qui doivent dire, ou qui l’ont fait, que ce ne sont que des rumeurs d’Internet… Pendant ce temps, les malades s’accumulent voire meurent sous nos yeux sans qu’aucun criminel de Big Pharma ne soit levé par le GIGN au petit matin de chez lui comme les salariés d’Air France. Comprenne qui pourra.


Une mère des Pyrénées-Orientales lutte contre un médicament, la Dépakine. C’est un anti-épileptique qui a provoqué de graves séquelles chez plus de 700 enfants en France.

Elle a porté plainte contre X. La justice vient d’ouvrir une enquête pour blessures involontaires et tromperie aggravée. Relever le courrier, répondre au téléphone, c’est le quotidien de Marine Martin. Elle habite Pollestres, dans les Pyrénées-Orientales et elle est la présidente de l’Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du Syndrome de l’anticonvulsivant.

En mai dernier, elle a déposé plainte contre X pour dénoncer la mauvaise information des patientes traitées avec l’anti-épileptique de Sanofi. Et aujourd’hui encore, alors qu’elle se charge de recenser les victimes de la Dépakine, elle constate que le médicament est toujours prescrit.  Dans ses fichiers, Marine Martin, compte 718 enfants atteint de malformations physiques et de troubles du comportement.

Les risques sur le fœtus étaient pourtant connus depuis longtemps. Le Parquet de Paris a ouvert en septembre dernier, une enquête sur les conditions d’autorisation de la Dépakine. Une manière de déterminer la responsabilité des laboratoires et des instances sanitaires. Marine Martin, a déjà remporté une première bataille. Un formulaire d’accord de soins, mentionnant les effets indésirables, doit être signé par les patientes désormais traitées à la Dépakine mais son combat est loin d’être terminé.

Fabrice Dubault